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lundi 29 mars 2010

600 000 enfants mal-logés en France

Un rapport choc de la Fondation Abbé Pierre pointe du doigt une situation inadmissible : en France, 600 000 enfants souffrent aujourd’hui du mal-logement.

Des enfants qui vivent dans la rue avec ou sans famille, des enfants hébergés chez des tiers, à l’hôtel, dans des squats ou des structures d’hébergement collectives. Des enfants qui vivent dans de mauvaises conditions : logement dégradé, insalubre, surpeuplé… Les formes de mal-logement sont diverses. Et coexistent en France. C’est le triste constat de la Fondation Abbé Pierre, qui consacre un chapitre entier de son rapport annuel aux enfants touchés par le mal-logement dans notre pays.


Ils sont aujourd’hui près de 600 000 mineurs à être touchés. Certains sont tous seuls, comme les mineurs étrangers en errance sur le territoire français, d’autres vivent avec leurs familles dans ces conditions très précaires. Des familles tombées dans le mal-logement par pauvreté, rupture d’un lien familial, déracinement…

Certaines familles avec enfants peuvent passer de l’hôtel à l’hébergement chez un proche, puis à la rue : la frontière entre les différentes formes d’hébergement est poreuse. Aujourd’hui, certains enfants vivent en France dans des cabanes, des garages, des abris de fortunes ou dans des bidonvilles.

Retards du développement et problèmes de santé

Une éducatrice de jeunes enfants raconte à la Fondation Abbé Pierre avoir rencontré une maman qui s’inquiétait des retards de son enfant : «Elle voyait bien que les autres enfants de cet âge marchaient. Mais elle expliquait : “à la maison, il reste dans son lit. Je ne peux pas le mettre par terre car il n’y a pas de place". En fait, cet enfant n’avait pas de terrain d’exploration au niveau moteur.»

Les conséquences du mal-logement sur la santé et le développement des enfants sont terribles. Dans les logements très petits et surpeuplés, ils manquent de place pour apprendre à marcher, pour jouer, pour faire leurs devoirs. A l’école, ils sont stigmatisés, ils ont honte. Ils développent des problèmes émotionnels, subissent des traumatismes.
Ces jeunes dorment mal. Ils perdent également leurs repères spatio-temporels et souffrent de l’absence d’intimité. Lorsqu’ils vivent dans la rue ou dans des hôtels, ils ne mangent pas forcément de repas chauds.

Si les enfants dormant dans la rue développent de nombreuses maladies, ceux habitant un logement insalubre ne sont pas épargnés. « On estime entre 400 000 et 600 000 le nombre de logements indignes ou insalubres en France, où vivent plus d’un million de personnes, dont plusieurs dizaines de milliers d’enfants, souligne le rapport de la Fondation Abbé Pierre. Les effets les plus connus du mal-logement sur l’enfant sont ceux relatifs à l’état technique des lieux dans lequel il vit : le saturnisme lié à la présence de plomb, les pathologies respiratoires (asthme…) et les infections dermatologiques (champignons…) dus à des problèmes de ventilation et de chauffage ou encore les accidents domestiques provoqués, par exemple, par la vétusté des installations électriques.»

Quel avenir pour ces enfants ?

« Le mal-logement vient renforcer le déterminisme social qui fait que l’enfant pauvre aura tendance à reproduire la situation dans laquelle se sont trouvés ses parents », complète la Fondation Abbé Pierre. Le mal-logement amplifie les difficultés rencontrées par les enfants les plus pauvres. Il y a urgence pour eux. Pour que ces enfants aient une chance d’avoir un avenir décent.

La Fondation Abbé Pierre lance un appel. « Avec 600 000 enfants souffrant du mal-logement, il est urgent de mettre en œuvre une politique du logement qui réponde mieux aux besoins actuels des familles avec enfants. »

(Lu ici)

dimanche 7 mars 2010

Des demi-mesures pour la PAC, les banquiers, le climat: mais pourquoi toujours rien pour la paix des banlieux?

Ca va pas tarder à vraimpent VRAIMENT péter à force de rien faire. Depuis des années maintenant, Vaulx-en-velin vous vous souvenez? c'est pas si vieux, le 6 octobre 1990 : émeutes urbaines suite à la mort d'un jeune motard tentant de forcer un barrage de police au Mas du Taureau. Puis, le 22 janvier 2008, Fadela Amara, secrétaire d'État chargée de la politique de la ville, présente son projet de Loi sur la banlieue au Centre culturel C. Chaplin. « Espoir Banlieues - Une dynamique pour la France » séminaire notamment animé par Serge Moati. Et on attend...
Dans les années 80, les voitures brulaient, les conflits s'envenimaient entre force de l'ordre et habitants des quartiers, le dialogue était inexistant, on le pointait comme un "problème", on a même nommé ministre après ministre, inventé réforme après réforme mais pour quel résultat? Qu'est-ce quy a changé de ce qui devait être une priorité. Nos politiques sont vraiment nuls.

lundi 22 février 2010

Berlusconi causes outrage after saying Italy will only accept immigrants who are 'pretty girls from Albania'

Italian Prime Minister Silvio Berlusconi was described as 'an indecorous old man' by opposition MP Paola Pellegrini. He was under fire tonight after claiming Italy would only accept immigrants who were 'pretty girls from Albania'.

The 73-year-old politician made the remark during a meeting with Albanian counterpart Sali Berisha at a summit and his guest was left visibly uncomfortable by the joke.

The two, who had just held talks on the number of Albanians allowed into Italy, were speaking at a press conference in Rome when Berlusconi said: 'We will only accept pretty girls from Albania.'

The Italian Premier, who is in the middle of a divorce battle with estranged wife Veronica Lario, 53, also joked with photographers: 'You know I am single now.'

Opposition MPs immediately condemned the politican's comments. Paola Pellegrini said: 'Once again Berlusconi just doesn't give up on his barracks humour.

'Even in the face of tragedy such as immigration by desperate people, from in this case Albania, the Prime Minister repeats his obsession with woman reduced to fresh meat to be consumed.'

Ms Pellegrini added: 'He is an indecorous old man who pretends to lead a country which has been subjected to the propaganda of his television and newspapers.'

It is not the first time that Berlusconi has caused controvery with his comments,

In 2003 he caused outrage when he said German MEP Martin Schulz reminded him of a concentration camp guard.

Last year he raised eyebrows by calling U.S. President Barack Obama and his wife Michelle 'suntanned'.
Berlusconi said only 'pretty girls from Albania' would be accepted into his country

Berlusconi said only 'pretty girls from Albania' would be accepted into his country

During as trip to the U.S. in 2009, he told businessmen that Italy was a great country to invest in 'because we have fewer Communists nowadays and beautiful secretaries, superb girls.'

Earlier this year, Berlusconi was hospitalised after being struck in the face by a multi-spired statue of Milan's Gothic Cathedral.

The billionaire was left with a fractured nose, broken teeth and severe cuts to his gums and lips following the attack by Massimo Tartaglia, 42, a man with a history of psychiatric problems, in Milan in December.

Tartaglia has been in custody in a clinic since the attack and will go to trial accused of premeditated assault on a public official on May 7.

He can ask for a fast track trial which means if found guilty he will get a reduced sentence.

Earlier this week a report requested by prosecutors on Berlusconi's injuries said that the attack had 'permanently impaired his ability to chew.'

Berlusconi has been under pressure for almost a year since it emerged last April that he had attended the 18th birthday part of underwear model Noemi Letizia, giving her a 6000 euro gold and diamond necklace as a gift.

Two months later it was revealed that escort girls had been among guests invited to parties at his official residences in Rome and Sardinia.

(lu sur the Daily Mail)

La dentiste de Berlusconi au parlament

Nicole Minetti has been recruited to run for Parliament after she treated Silvio Berlusconi for broken teeth. This is the girl who put a smile back on the face of Silvio Berlusconi after he was attacked with a marble statue.

And now she could be the girl who has made him continue his policy of filling his list of political candidates with models and glamorous women.

Nicole Minetti treated the Italian premier for two broken teeth and facial injuries after he was smashed in the face during a political rally.

The former showgirl had only qualified as a dental hygienist in November but within a month she was repairing Mr Berlusconi's face after the attack in Milan.

Now, even though she has no experience in the political field, she could be a candidate for his party next month.

Italy is holding regional elections at the end of March and Miss Minetti was one of several candidates who seemed to have been picked more for their appeal than their experience for his People of Freedom Party.

Besides her on the list for prospective regional councilors for Lombardy, there is also Giorgio Puricelli, the physiotherapist of Berlusconi's football club AC Milan and his trusted architect Francesco Magnano.

Miss Minetti appeared as a dancer on a TV show on one of the billionaire politician's channels called Colorado Cafe and on another programme called Scorie which is an Italian version of Candid Camera.

She will aim to win for Mr Berlusconi's party in Lombardy in northern Italy - and is not the only pretty face lined up to woo the voters.

Model Graziana Capone, who has been compared to Angelina Jolie, is also set to be chosen as a candidate in the elections, which will be held in 13 of Italy's 20 regions next month.

According to reports she was recently hired to help Mr Berlusconi's image on television.

The latest revelations provoked scathing attacks from opposition parties.

'Berlusconi chooses candidates more for their good looks than for their experience,' said Anna Finocchiaro, the Senate leader of the Democratic Party.

'He's filled Parliament with beautiful girls, albeit competent, but they don't count for anything within the party.

Last year Berlusconi's long-suffering wife Veronica Lario, 53, announced she was divorcing him.

(Read more here)


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On pourrait en raconter une nouvelle toutes les semaines. D'ailleurs...

jeudi 18 février 2010

Haïti, Tahiti, c’est kif-kif

La Roumanie a confondu Haïti et Tahiti et envoyé un bataillon et 2 000 tonnes d’aide humanitaire en Polynésie française, révèle le site roumain Times.ro. “Ce n’est pas la peine d’en faire un plat, franchement, Haïti, Tahiti, Papeete, toutes ces îles ont des noms qui se ressemblent”, a déclaré le ministre de la Défense roumain, Gabriel Oprea. La bourde a fait un tabac sur la Toile russe, et la télévision colombienne a illico épinglé l’affaire, comme le montre l’extrait de JT mis en ligne sur YouTube. Seul hic, la nouvelle était bidon : Times.ro est un site satirique, rappelle le quotidien roumain Adevarul.

(Lu sur Courrier International)

jeudi 11 février 2010

iMussolini app is top of Italian download chart.

SO, FOR Italy’s iPhone/iTunes generation, who is the most downloaded artist? Michael Jackson? U2? Eros Ramazzotti? Madonna? No, his name is Benito Mussolini, Italy’s fascist dictator who ruled the country from 1922 to 1943 and who was executed by partisan fighters in 1945, long before iTunes and the vast majority of its clientele saw the light of day.

Rather than listening to the songs of Lady Gaga, Italian iTunes users have been busy downloading Mussolini speeches such as that of June 10th, 1940, in which he announced Italy’s entry into the second World War alongside Hitler’s Nazi Germany: “Listen to me, the hour of destiny has struck in the sky of our homeland, the hour of irrevocable decisions.”

An application called iMussolini, launched on January 21st, has been a surprising hit, quickly registering 1,000 downloads a day at a cost of 79 cents and becoming AppleStore Italy’s best-seller.


The application contains video, audio and text of more than 120 speeches made by Il Duce.

Even though the application discourages clients from “making inopportune comments praising fascism”, the success of iMussolini has sparked plenty of seemingly approving comment, such as “Dux, Dux, Dux”, the slogan with which fascist-era crowds greeted Mussolini at public meetings.

Elan Steinberg, vice-president of the US-based American Gathering of Holocaust Survivors and their Descendants, called the iMussolini application “a disgrace and a surrender to crass commercialism” as well as “an insult to the memory of all victims of Nazism and fascism, Jew and non-Jew, and should be condemned for its offence to decency and conscience”.

Opposition forces such as the Federation of Young Italian Communists have called the application a “hymn to fascism”.

Historians have recalled how Mussolini in 1938 introduced infamous and punitive racial laws which effectively deprived many Italian Jews of their citizenship, jobs and wealth. It is estimated that 8,000 Italian Jews died in the Holocaust.

Alessandra Mussolini, granddaughter of Il Duce and a current deputy in the centre-right People of Freedom (PDL) party of Italian prime minister Silvio Berlusconi, says that “those speeches, like them or not, form part of history but if you want to wipe out history with censorship, help yourself”.

The success of iMussolini, however, again prompts some intriguing questions. Just how much do young Italians know about their country’s recent history and its fascist past? And more importantly, how much has that past and Mussolini’s role in it been “sanitised” by the Italian right?

(lu dans The Irish Times)

Jugement du dossier Clearstream: Villepin relaxé

Alors que l'on peut lire un dossier bien complet sur excellent résumé ci-dessous et Le Parisien, souvenez-vous des mots de Dominique de Villepin: "Je suis ici par la volonté d'un homme, je suis ici par l'acharnement d'un homme, Nicolas Sarkozy, qui est aussi Président de la République. Nicolas Sarkozy avait promis de me pendre à un croc de boucher, je vois que la promesse a été tenue."

Il veut incarner le redressement de la France, le Gaullisme, propose une alternative, laquelle? Pffff...
Moi, je dis, ce type a perdu la tête...

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AVOCATS, POLITIQUES - Les réactions au jugement de l'affaire Clearstream

Voici les réactions au jugement du procès Clearstream rendu jeudi à Paris :

LES AVOCATS

Pierre-Édouard Gondran de Robert, avocat de Florian Bourges (condamné) :

"A priori, on n'envisage pas d'appel. C'est toujours regrettable de voir un lampiste condamné, mais la peine est raisonnable. Florian Bourges se considère innocent sur le plan pénal."

Thierry Herzog, avocat de Nicolas Sarkozy (partie civile) :
"Ma conviction dans cette affaire c'est que le ou les commanditaires n'ont pas été condamnés. Mais je ne vais pas commenter un jugement, cela n'aurait pas de sens lorsqu'on est avocat (...) Je dis simplement que Dominique de Villepin a été relaxé alors même que des attendus sévères disent qu'il est en contradiction avec la version de Messieurs Gergorin et Lahoud, qu'il ment."

Me Paul-Albert Iweins, avocat de Jean-Louis Gergorin (condamné) :

"Je suis surpris par la sévérité de cette décision, le tribunal considère, contrairement à ce que pensait le parquet, que Jean-Louis Gergorin n'est pas le manipulateur d'Imad Lahoud, mais qu'au contraire Jean-Louis Gergorin a été manipulé par M. Lahoud et le tribunal n'en tire pas toutes les conséquences, même si la peine qu'il inflige à Jean-Louis Gergorin est inférieure à celle qu'il inflige à Imad Lahoud.
Bien que le tribunal dise lui-même que Jean-Louis Gergorin s'est peut-être laissé aveugler par certaines obsessions, je pense que le tribunal a considéré qu'il est trop intelligent pour ne pas avoir su. Être condamné pour être trop intelligent pour ne pas avoir su, c'est le genre de compliment dont on peut se passer."
Henri Leclerc, avocat de Dominique de Villepin (relaxé) :

"Cette décision sauve l'honneur de la justice de la République parce que ce sont des juges qui résistent à toute manipulation, qui ont montré qu'ils avaient avant tout le souci de remplir le rôle que leur assignait la République (...) Ces 42 tonnes de dossiers, cet acharnement, cette dénonciation, cette volonté de pendre à un croc de boucher : tout cela n'était fondé sur rien. On n'aurait pas dû être en présence d'une affaire d'État. Mais certains ont voulu en faire une affaire d'État. Et cette affaire d'État s'est retournée, car la décision qui a été rendue n'est pas une décision politique : ce n'est pas une décision d'État, c'est une décision de justice."

Olivier Metzner, avocat de Dominique de Villepin (relaxé) :

"Je me réjouis que la justice l'ait emporté, qu'on ait enfin reconnu l'innocence de Dominique de Villepin, innocence longtemps bafouée par la plus haute autorité de l'État. Ce jugement a démonté toute hypothèse possible, il a tout envisagé et à l'issue de cette longue démonstration, le tribunal reconnaît qu'il n'existe aucun élément, quel qu'il soit, contre Dominique de Villepin, que Dominique de Villepin a rempli la mission qui lui était alors confiée comme ministre. Voilà un homme qui, malheureusement, a été pré-condamné pour être aujourd'hui innocenté. Je ne redoute rien dans la mesure où le jugement qui a été rendu est un jugement extrêmement clair, extrêmement limpide et écarte toute hypothèse de culpabilité quelle qu'elle soit et donc la cour d'appel ne pourrait faire que la même chose que le tribunal, donc peu importe un appel éventuel."

Me Olivier Pardo, avocat d'Imad Lahoud (condamné) :

"On s'attendait à beaucoup de choses, on avait même préparé le pire, le risque de mandat d'arrêt à l'audience, car on connaît la tradition judiciaire qui est vieille comme la République où dans des affaires de ce type, ce sont souvent les lampistes, les plus faibles, qui ont les peines les plus fortes."

Me Hervé Témime, avocat du journaliste Denis Robert (relaxé) :

"Denis Robert n'a agi qu'en qualité de journaliste. C'est une très bonne décision, en particulier du fait que le tribunal a considéré que Denis Robert était protégé par des principes supérieurs qui sont ceux de la liberté de la presse, de la liberté d'information, de la liberté d'expression. Dans ce cadre il ne pouvait être condamné."

LES POLITIQUES: LES REACTIONS

À DROITE


Chantal Brunel, députée UMP de Seine-et-Marne (sarkozyste) :

"Une décision de justice a été prise. Ce que je souhaite vivement, c'est que Dominique de Villepin, qui a une haute exigence et une haute conception de notre pays, ne cherche pas à diviser et que le débat s'arrête."

Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP (sarkozyste) :

Je prends "acte de la décision de justice de relaxe" mais il faut "tenir compte de toute la décision, y compris des attendus (du jugement) qui mettent clairement en exergue les mensonges de Dominique de Villepin entendu sous serment". "Ce ne sont que le ou les exécutants qui paient (...) On peut espérer que leur appel permettra de montrer qui a commandité cette manipulation et pourquoi."

François Baroin, député-maire UMP de Troyes :

"Nicolas Sarkozy est une victime mais aujourd'hui, Dominique de Villepin, par cette décision qui l'innocente totalement, est une autre victime dans cette affaire, aussi spectaculaire qu'invraisemblable, qui a pollué l'ambiance de la fin de mandat de Jacques Chirac et du début du quinquennat de Nicolas Sarkozy (...) À titre personnel et sur le plan amical, je suis très heureux pour Dominique de Villepin, qui a quand même traversé plusieurs années comme un chemin de croix." La relaxe de l'ancien Premier ministre lui ouvre "un espace nouveau" sur le plan politique et "sa voix sera plus entendue puisque son innocence a été proclamée par le tribunal". C'est aussi "une occasion de tourner la page et de repartir sur de nouvelles bases" au sein de la majorité, et "celui qui peut engager le rassemblement, c'est le président de la République".

Guy Geoffroy, député UMP de Seine-et-Marne (villepiniste) :

"L'essentiel est là. Il fallait que la justice passe, la justice est passée. Je suis très heureux pour Dominique de Villepin et je pense qu'avec cette décision la majorité doit trouver des moyens nouveaux et supplémentaires pour parler de l'avenir."

François Goulard, député UMP du Morbihan (villepiniste) :

"Il faut saluer le courage des juges qui ont fait fi des pressions (...) Ce n'est qu'un obstacle franchi sur une route qui sera longue. Nous avons peu de moyens, nous aurons des attaques."

Jean-Pierre Grand, député UMP de l'Hérault (villepiniste) :


"L'homme d'État Dominique de Villepin peut désormais totalement se consacrer au service de la France en rassemblant les Français autour d'un projet de société (...) plus juste et plus humain."

Jacques Le Guen, député UMP du Finistère (villepiniste) :

"Les juges ont montré que la justice pouvait faire preuve d'un véritable esprit d'indépendance."

Hervé Mariton, député UMP de la Drôme (villepiniste) :

"C'est un moment de soulagement à la fois pour l'homme dont je suis l'ami et aussi pour le responsable politique. Au-delà de ce soulagement, je pense qu'il faut que l'événement soit vécu comme une opportunité, pour la majorité, de tourner la page d'une mauvaise histoire."

Georges Tron, député UMP de l'Essonne (villepiniste) :

Cette affaire était "une erreur politique qui se traduit par une relaxe de Dominique de Villepin sur tous les chefs d'accusation". "C'est une grande victoire" qui lui permettra "d'être présent dans les deux années qui viennent et éventuellement de défendre lui-même, si elles ne sont pas reprises, ses idées en 2012 (...) Essayons de construire quelque chose de plus intelligent que ce qu'on a fait ces dernières semaines (...) J'émets le souhait que cette page torturée de la vie politique française soit refermée" car ce n'était "bon" ni "pour l'image des institutions ni pour le climat dans la majorité."

Nicolas Dupont-Aignan, député de l'Essonne et président de Debout la République :

"C'est une victoire de l'indépendance de la justice" et "un camouflet pour ceux qui avaient voulu instrumentaliser ce procès et en faire un procès politique." Si Dominique de Villepin "avait été condamné, ça n'aurait pas été un handicap, contrairement à ce qu'on croit" pour la présidentielle de 2012. "Mais il est vrai que ça simplifie la tâche de Dominique de Villepin, qui n'aura pas en permanence à se justifier de quelque chose. Ça simplifie son avenir."

PARTI SOCIALISTE

Christophe Caresche, député PS de Paris :

"Cette décision ne me surprend pas, car l'incrimination telle qu'elle avait été proposée par le procureur de la République était extrêmement fragile. Le président de la République n'aurait pas dû s'engager dans cette affaire, ce n'était pas sa place et, aujourd'hui, la justice donne raison à Monsieur de Villepin, et c'est une bonne chose."

Marie-Pierre de la Gontrie, secrétaire nationale du PS (justice et libertés publiques) :

"Le Parti socialiste prend acte de cette décision qui délivre aujourd'hui une vérité judiciaire (...) On ne peut se départir, à cette annonce, d'une certaine impression de malaise, malaise devant la nature de l'affaire et les zones d'ombre qu'elle a révélées, mais surtout devant le spectacle de règlement de comptes d'une violence exceptionnelle qui s'est déroulé sous les yeux des Français, entre un ancien Premier ministre et l'actuel président de la République (...) Le pouvoir ne sort pas grandi de ce procès. Espérons que cette décision lui permettra de retrouver la sérénité nécessaire au travail gouvernemental au service des Français."

Arnaud Montebourg, député PS de Saône-et-Loire :

"Le président de la République a, dans cette affaire, instrumentalisé la justice pour régler des comptes (...) Il vient d'être violemment démenti par un juge indépendant et son tribunal. C'est la preuve que Sarkozy a utilisé la justice pour éliminer un rival politique (...) Cette leçon devra être entendue par le pouvoir : le pouvoir exécutif ne doit pas mettre ses pattes sales dans le fonctionnement quotidien de la justice. Le président n'a rien à faire dans les procès, il n'est pas une partie dans la justice, il est le garant de la justice (...) Des députés de la majorité avec qui nous avons des relations cordiales disent tous les jours qu'ils ne peuvent plus accepter la façon dont la France est gouvernée. Une perspective s'ouvre pour une autre solution à droite : c'est un événement considérable pour notre pays."

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Le jugement du procès Clearstream rendu hier, Philippe Bilger revient sur les polémiques de la présidence Sarkozy. Il souligne l'effacement de la distinction entre politique et démocratie.

La psychologie me passionne. Celle des personnes dont les ressorts intimes et les motivations représentent un champ infini. Mais aussi celle des êtres collectifs, les groupes, la société ou l’Etat.

C’est un bonheur intellectuel que de tenter de comprendre pourquoi le Pouvoir agit ou s’abstient, comment il s’égare ou réussit. Cet exercice est d’autant plus enrichissant qu’il permet de se tenir à la lisière de la politique pure et qu’il a besoin de se nourrir de tout, du dérisoire comme de l’important, de l’officieux comme de l’officiel. L’Etat ressemble à un énorme corps vivant dirigé par le président de la République. J’ai été frappé, depuis le début du mandat de Nicolas Sarkozy, par plusieurs péripéties au fort retentissement médiatique, par des polémiques qui me sont apparues singulières. J’ai même été tenté d’écrire ce billet à la première personne, imitant ainsi modestement Christine Clerc, mais il y aurait eu de l’impudence à me glisser dans la peau de notre président. Ç’aurait été une inadmissible intrusion. Je vais donc me contenter de la troisième personne.

Si on relève la plupart des controverses qui ont émaillé ces bientôt trois années de présidence voulue « de rupture », je suis frappé de constater à quel point elles divergent, par leur caractère, des pratiques habituelles. En effet, le plus souvent, un Pouvoir subit, endure polémiques et crises. Elles naissent presque inévitablement de l’administration politique et sociale d’un pays qui n’est pas précisément réputé pour son calme et son aptitude tranquille au changement. Pour qui regarde de près la nature des multiples conflits qui ont altéré la vie publique depuis 2007, qu’ils soient directement liés au président ou à sa mouvance immédiate, qu’ils soient personnalisés ou structurels, une remarque s’impose. Ce pouvoir n’est pas victime des polémiques, il les suscite. Là où hier l’Etat devait affronter des contentieux inévitables parce que secrétés par une République ne pouvant accepter d’être atone et aphone, j’ai l’impression que le « sarkozysme » s’est abandonné avec une forme de volupté à des polémiques à la fois évitables et inutiles. Qu’on les prenne l’une après l’autre, aucune n’est marquée du sceau de l’inéluctabilité. Toutes pouvaient être sans aucune difficulté non pas seulement tuées dans l’oeuf mais reléguées dans le virtuel. Le Fouquet’s, le yacht de Bolloré, François Perol, Georges-Marc Benhamou, Frédéric Mitterrand, Philippe Courroye, Clearstream, Henri Proglio, le séjour mexicain, Jean Sarkozy, etc. L’élément commun à ces incidents qui ont occupé durablement, pour certains, l’espace public et qui ont conduit à des reculs ou à des contritions est qu’ils étaient tous prévisibles dans leurs effets et qu’ils ne résultaient pas, comme une conséquence nécessaire, de la mise en oeuvre d’un projet de fond mais des décrets d’une volonté farouchement autarcique. Le pouvoir s’amusait à se jeter délibérément dans la « gueule » de l’opinion publique. Pour l’éprouver, la narguer ou la dominer ? Pour montrer qu’il y avait un patron, et un seul ?

En ce sens, cette pratique de l’Etat, dont je me demande si elle n’est pas en train heureusement de s’infléchir, renvoie à une distinction qui me semble fondamentale, entre politique et démocratie. En effet, personne ne nie la lucidité et l’intuition politiques du président, sa maîtrise de la tactique électorale mais force est de considérer que ces qualités, ces talents ne sont pas contradictoires avec un aveuglement démocratique. La politique relève de l’art de brouiller les pistes et d’entraver les ambitions des rivaux déclarés ou potentiels. Elle concentre le titulaire de la puissance sur celle-ci et ne le rend plus assez sensible à la communauté au service de laquelle son élection l’a placé. Il y a de l’égoïsme, obligatoirement, dans la politique quand le souci démocratique représente, au contraire, une démarche qui n’a pas d’autre obsession que d’offrir aux concitoyens l’image qu’ils attendent de leur chef. Il y a évidemment de l’altruisme dans un président vraiment républicain. J’ose penser que ce hiatus perçu en plusieurs occasions exprime l’opposition entre un homme politique persuadé que tout, pour lui, était possible puisque sa référence ne se trouvait qu’en lui-même et un président désirant être choisi à chaque jour de son mandat par une sorte de pacte renouvelé. Le premier s’aime quand le second souhaite être aimé. Le premier pose sa marque là où il veut et comme il en a envie. Le second se laisse marquer et remarquer par tous ceux qui ne sont pas lui. Les polémiques que j’ai évoquées ont été suscitées, « comme pour voir », par le politique indifférent aux limites naturelles de l’adhésion civique. Le président, lui, ne peut plus se permettre de bousculer ainsi l’ordre des choses et la hiérarchie des êtres. Même le caprice, le fait du prince, la douceur impérieuse du bon plaisir finissent par lasser celui qui en jouit. Pour sortir de soi, rien de mieux que la conscience démocratique. La démocratie, c’est les autres. La récente émission du président sur TF1, avec ses réponses aux questions de onze citoyens, constitue sans doute une preuve, parmi d’autres, de cette extériorisation.

J’avais prévu de terminer ce billet sur le jugement du tribunal correctionnel de Paris ayant notamment relaxé Dominique de Villepin. Je m’apprêtais modestement à conseiller au président de la République partie civile d’accepter la décision puisque celle-ci avait déjà démontré que les juges au moins étaient indépendants en France - c’est un jugement argumenté et non pas « un camouflet », terme qui dissimule mal beaucoup d’allégresse médiatique - et que cette certitude mettait à bas beaucoup de faux procès qui étaient intentés à l’influence judiciaire de Nicolas Sarkozy. J’ajoute que cette attitude aurait constitué le parfait exemple, de la part du président, d’un comportement démocratique. Il aurait fait passer son ressentiment politique et la volupté toute relative de voir se poursuivre le processus judiciaire derrière la sérénité républicaine et la réserve présidentielle. Pas une fois, lors des innombrables conversations qui ont précédé ce jugement, je n’ai entendu, même parmi les adversaires résolus de Dominique de Villepin, quelqu’un ne pas souhaiter le retour de Nicolas Sarkozy dans la sphère présidentielle et donc l’abandon du combat judiciaire. A la longue, la partie civile aurait peu gagné quand l’homme public aurait tout perdu !

Nicolas Sarkozy a fait enfin se rejoindre politique et démocratie. Il n’a pas eu besoin de ma suggestion. Il l’a devancée, en acceptant la décision. Henri Leclerc, l’un des avocats de Dominique de Villepin, a salué sa sagesse. Elle est apparemment peu partagée par ses proches et je le regrette. Qu’on ne dise pas, pour minimiser la portée de son abstention, qu’une partie civile n’a pas le droit d’interjeter appel. Il a suffi d’un avocat de partie civile et du CRIF pour que le garde des Sceaux ordonne un appel contre un arrêt exemplaire dans Fofana et autres. Imaginons alors le poids du désir du président sur un parquet parisien à l’évidence pas indifférent à son écoute ! On doit créditer le président de ce qu’il fait cesser, de ce qu’il aurait pu faire continuer (nouvelobs.com, Le Parisien, Le Monde, Le Figaro, Mediapart, jdd.fr). Sur ce plan, il convient de lui rendre justice sans s’acharner contre lui, sa défaite juridique acquise.

Soudain, on respire de l’air frais.

Mais j’apprends que le Parquet a décidé de relever appel du jugement. La haine est repartie et l’atmosphère redevient lourde, étouffante. Faute politique, imprudence judiciaire, déficit démocratique. Tout ceci est une énorme blague, en résumé, et un tremplin politique pour Villepin.

(lu sur Marianne)

mercredi 3 février 2010

L'antipub Renou face au fils de pub Séguéla : vif débat

Le publicitaire Jacques Séguéla face à Xavier Renou, porte-parole des désobéissants et militant antipub : le débat promettait d'être mouvementé. Il le fut, au micro de « Parlons Net », le club de la presse Internet de France-Info.com, dont Rue89 est partenaire.

Les intervieweurs de France-Info.com, Lexpress.fr et Rue89 étaient presque de trop, vendredi, dans l'émission de David Abiker, tant les deux hommes ont défendu avec verve leurs positions respectives. Pour Xavier Renou, « le néolibéralisme veut qu'on rende rentables tous les espaces possibles et qu'on soumette ceux qui sont potentiellement contestataires ».

Jacques Séguéla, qui déclare avoir « toujours été pour les antipubs », dit au jeune militant : « Je vous aime bien, les anti… Si je pouvais vous conseiller un peu. Ne soyez pas négatifs sur tout. Vous finissez par emmerder le monde. »

Une heure quinze de débat riche en échanges musclés.



(lu sur Rue89)

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Et pour la forme, en effet, deux jolies phrases de notre patron à tous.

« Avant de sauver la planète sauvons ceux qui ont un boulot » ! ! !

« Nous avons créé un système qui nous a dévoré, l'appât du gain est devenu supérieur à l'appât de la vie »

Séguéla: «Internet est la plus grosse connerie qu’ait inventée l’homme !»

« Internet est la plus grosse connerie qu’ait inventée l’homme ! », d'après le renommé Jacques Séguéla, qui n'est jamais à une connerie de trop lui-même.

Jacques Séguéla a raison. Toujours. Il a toujours raison Jacques. Il en a encore brillamment fait la démonstration samedi dernier dans le barnum peopolorigolo de Ruquier On n’est pas couché : « Internet est la plus grosse connerie qu’ait inventée l’homme ! » Oui, c’est un fait indéniable tant à chaque fois qu’il montre sa hure à la télé, il emporte une volonté unanime dans la blogosphère de lui sonner ses mâtines à coup de marteau… Alors oui, Internet doit être une connerie…

Car il s’agit bien de Jacques Séguéla, publicitaire star des eighties, géniteur de générations politiques anidéologiques, entremetteur mondain de Journal officiel et de magazines people. Oui Jacques Séguéla, cette vieille momie liftée à coup de sabre laser, ce vampire squatter de tombeaux à UV, cet Hibernatus conservé sous vide aux rayons surgelés de tous les hypermarchés de la pensée congelée, hum… Oui, il s’agit bien de Jacques Séguéla... Alors Jacques Séguéla doit nécessairement avoir raison : Internet est une grosse connerie.

Internet est même LA grosse connerie, la boulette par excellence pour son altesse et tous les siens de sa caste, car Internet a permis à d’aucuns de rebâtir dans le virtuel les périphéries qui avaient été consciencieusement effacées dans le réel... Réquisitoire réquisitionné

[...]

Internet doit être la guillotine virtuelle de tous les jacombinards faussaires de décentralisation et de déclarations universelles. Internet doit répondre aux saintenitoucheries grandiloquentes du totalitarisme cool et rationalisé par une contradiction systématique hardcore et grandguignolesque, coller ses « post-it ! » comme ils collent leurs étiquettes, rendre coup pour coup bas, perforer, en attendant qu’un jour, qui sait, le Verbe performatif se décide à changer de Sujets…

Jacques Séguéla a toujours raison. Et Jacques Séguéla était présent chez Ruquier pour nous parler de l’homme… Fichu d’une espèce de demeuré, qui a réussi le tour de force de nous préciser lors de sa première intervention qu’il était un surdoué du QI, Séguéla s’est pointé chez Ruquier pour nous annoncer la bonne nouvelle : il avait retrouvé l’humain de l’humanité ! Quoi d’étonnant à cela ?! N’avait-il pas jusqu’à présent, ardemment et hardiment travaillé à son kidnapping, sa séquestration et orchestré sa disparition via son entreprise d’intimidation publicitaire permanente ? Jacques Séguéla l’aurait donc retrouvé l’homme ; il était dans le puits sans fond dans lequel il l’avait poussé voilà des années, du temps de sa "Force tranquille"… Le hasard fait si bien les choses lorsqu’il est prémédité… Mais Jacques naturellement, n’a retrouvé que son corps… Venez humer l’humain de l’humanoïde post-moderne !...

Muni de son acolyte, car tout bon numéro de magie impose le duo, il nous a présenté son nouvel outil occultohumaniste d’infaillibilité pour apprentis sorciers, pour ersatz de bladerunners et autres DRH : le quotient émotionnel (apparemment un dérivé des techniques d'estime de soi et autres tartufferies psychomystiques et psychosomatiques). Et il avait même pris la peine de nous le cuisiner selon ses vieilles recettes de gourou mitrandien : Génération QE. Mitrandisme et mithridatisation... Jacques Séguéla a-t-il la naïveté de penser qu’il va nous faire gober, à nous, la génération née pendant les grandes manœuvres de l’empoisonnement généralisé, à nous, la génération née de l’empoisonnement généralisé, que son nouvel outil de médecine légale, de médecin légiste, est un remède anticrise ? Un remède anticrise destinée à qui ? La génération Y ? Cette cohorte de morts-vivants élevés au 2.0, épris de liberté, prônant le mouvement permanent, et qui, en conséquence, sucent songeusement leur pouce à la moindre proposition de CDI, au moindre deal de durable dans leur développement personnel ? Cette génération de moutons de Panurge qui sautent joyeusement et docilement dans la mer démontée de la précarité aux tops des encravatés des départements RH ?

Le quotient émotionnel n’est qu’une nouvelle avancée dans les techniques qui visent à grillager l’homme pour le déminer toujours plus minutieusement... Neurologues, levez-vous ! Le quotient émotionnel est une bombe de pathos à défragmentation, un missile sol-sol de guimauve propre à pulvériser les sentiments en émotions, une bombonne de gaz remplie de mièvrerie, soit une nouvelle arme du terrorisme totalitaire et tonitruant des bons sentiments et bonnes intentions : un attentat de plus contre l'homme (déjà capable de buzzer une émission de téléréalité via la fausse disparition d'un gamin, déjà capable via les jolis minois d'i-TV d'annoncer la mort d'enfants sourire aux lèvres)...

Jacques Séguéla, il en aurait un très très gros QE. La preuve par cette démonstration cartésienne d’envergure (au cas où nous serions incapables de tirer les leçons de son parcours fondé, comme toute carrière qui dure digne de ce nom, sur un meurtre, le meurtre de l’homme humain) : « Pour vous, quand la neige fond, c’est de l’eau. Pour moi, quand la neige fond, eh bien c’est le printemps. » Dont acte. Et « avec le temps, l’herbe devient du lait… » Le quotient émotionnel, c’est de la poésie déminéralisée, pasteurisée, filtrée, garantie sans plombs. Une espèce de bouillie aux accents confus de confucianisme bio, un véritable et putain de gaz lacrymogène… De quoi disperser les quelques individus qui voudraient encore se servir de leurs deux yeux ? De quoi séduire les midinettes maniacodépressives en déperdition : la rhétorique de l’aveuglement par l’illumination refabriquée et détournée en rhétorique de l’aveuglement par la larme à l’œil… Jacques Séguéla, gourou zen, toujours lancé à plein régime, sourire carnassier aux lèvres, dans une entreprise de consolidation des forces de la grande secte de l’ordre de la Consommation solaire. Garde à vous…

«Place aux jeunes», clamait Jacques Séguéla lors de l'émission, au sujet de l’affreux lynchage dont est victime notre surdoué de la politique Jean Sarkozy et père Inc.. Oui, place au jeune, à ce jeune, déjà expert ès trahison, communiquant de classe (petite et moyenne section), qui lors de ses vagissements incantatoires et larmoyants est déjà capable de nous faire passer un adoubement pour une élection. « Place aux jeunes ! » Jacques Séguéla a toujours raison. « Place aux jeunes ! » Jacques tu as raison et telle est notre conclusion. Et ce n’est pas nous qui l’avons dit Jacques…

(Ceci n'engage bien sur que l'auteur. Publié dans: La démocratie selon Sarkozy - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal)

jeudi 28 janvier 2010

Votons UDC

L'illettrisme n'est pas simplement le fait de ne pas savoir lire, mais surtout de ne pas comprendre ce que l'on lit. L'Office fédéral de la culture en donne une définition (ici), qui, à défaut d'être écrite dans une langue superbe, dit bien ce que ce néologisme veut dire :

L’illettrisme est un phénomène social observable dans les pays industrialisés ; il décrit le fait d’adultes qui parlent la langue du pays ou de la région dans laquelle ils vivent, qui ont fréquenté l’école obligatoire (au moins 9 ans), mais qi maîtrisent mal les compétences de base – la lecture, l’écriture et le calcul.


Après le président de la Confédération, Hans-Rudolf Merz, qui a pris ses désirs pour des réalités et mal compris la missive que lui avait envoyée le Premier ministre libyen [voir mon article Affaire Kadhafi: où l'on découvre qu'Hans-Rudolf Merz ne sait pas lire... ], après la déformation des propos tenus par le Professeur Uli Windisch dans Le Nouvelliste [voir mon article Uli Windisch, sociologue, a dit la vérité, il doit être exécuté ], nous avons un nouvel exemple de l'illettrisme qui sévit aussi bien en France voisine que dans les médias romands avec l'affaire de la pub de l'UDC Genève parue hier dans La Tribune de Genève [photo ci-dessus tirée du quotidien genevois ici].

L'internaute pourra juger sur pièce. Que dit donc cette pub ?

Le CEVA ?
Un nouveau moyen de transport pour la racaille d'Annemasse !
Expulsons les criminels étrangers !
Ne leur offrons pas encore un accès à Genève !
Votons UDC !

Pour l'internaute qui n'est pas du coin, il faut bien expliquer ce qu'est le CEVA. CEVA (ici) est un acronyme pour Cornavin Eaux-Vives Annemasse. C'est un projet de liaison ferroviaire entre Annemasse et la gare de Cornavin à Genève. Il s'agit de desservir une quarantaine de gares sur 60 km, de créer un RER transfrontalier Franco-Valdo-Genevois. Les CFF [Chemins de fer fédéraux] et la SNCF [Société nationale des chemins de fer français] ont créé une société pour étudier ce projet qui ne verra le jour que dans une dizaine d'années.

Qu'est-ce que la racaille d'Annemasse ? S'agit-il, comme l'interprètent les illettrés, des Annemassiens dans leur totalité, voire des frontaliers en particulier ?

Sur le site de la ville d'Annemasse (ici), le maire de gauche, Christian Dupessey, fait cette déclaration délirante, intitulée L'UDC déraille :

Par encart publicitaire et article sur latribunedegeneve.ch, l'UDC se déchaîne par des propos racistes inacceptables. Les Annemassiens sont directement attaqués dans leur honneur et leur vie quotidienne.
Le Maire d'Annemasse, au nom de tous ces concitoyens, se réserve le droit de porter plainte pour diffamation et insultes racistes.
Le Maire d'Annemasse regrette qu'un grand quotidien genevois publie de tels propos. Le Maire d'Annemasse tient à dire sa confiance dans la maturité politique et citoyenne du peuple Genevois.
C'est ensemble que nous construirons notre région commune. C'est ensemble que nous construirons la colonne vertébrale de cette région qu'est le CEVA. C'est ensemble que nous rejetterons les dérives racistes et xénophobes insupportables dans nos démocraties.

Car, si on lit cette phrase - un nouveau transport pour la racaille d'Annemasse -, sans a priori, l'emploi du terme "racaille" ne peut viser que de petites minorités troubles en provenance d'Annemasse.

Que signifie en effet le mot "racaille" ? Le Larousse donne cette définition classique :

Populace méprisable ; catégorie de personnes considérées comme viles.

Le Littré donne celle-ci, qui n'est pas moins classique :

La partie la plus vile de la populace.

Les deux dictionnaires sont donc d'accord sur l'emploi de deux mots : vil et populace.

Or vil au sens propre signifie "de peu de valeur" et au sens figuré "méprisable". Quant à "populace" il s'agit de la frange la plus basse d'un peuple. En s'en prenant à la "racaille" d'Annemasse, l'UDC Genève désigne donc une partie infime de la population d'Annemasse.

Il est même vraisemblable que l'UDC Genève entend "racaille" dans l'acception récente des quartiers défavorisés français, qui désigne ainsi les individus qui règnent par la crainte dans de tels quartiers, en verlan "caillera".

Que des frontaliers se soient sentis visés par le mot de "racaille", qui est très restrictif, en dit long sur les fantasmes que l'idéologie anti-raciste, créée par la gauche, peut susciter en France. Il est évident que l'UDC, dont le discours est différent de celui du MCG [Mouvement des citoyens de Genève] sur le sujet des frontaliers, ne visait dans cette pub que les criminels étrangers, qu'elle demande d'ailleurs d'expulser à la phrase suivante.

Or il faut se voiler la face pour ne pas voir que plus de 70% des condamnations pénales à Genève sont prononcées contre des étrangers (ici), venus de France pour une grande part. Reste bien sûr à savoir pourquoi il y a une telle criminalité étrangère à Genève. Peut-être les édiles de la France voisine devraient-ils se demander si leur incapacité à juguler leur propre criminalité chez eux et si la politique économique étatiste d'appauvrissement qui sévit chez eux ne sont pas des raisons suffisantes pour inciter leur "racaille" à aller saccager la Suisse voisine.

En région parisienne, le RER, et ses différentes branches A, B, C et D, sont de formidables moyens de transport, mais ils peuvent être, et ont été, des moyens de transport rapides permettant à la "racaille" des banlieues, au sens moderne du terme, de venir plus facilement faire des actions punitives dans la capitale. L'exemple qui me vient naturellement à l'esprit est celui des incursions de la "racaille" des grandes banlieues lors des manifestations contre le CPE.

Il ne fait donc pas de doute que c'est à ce genre d'accès facilité pour la "racaille" que l'UDC Genève fait allusion dans son avant-dernier slogan :

Ne leur offrons pas encore un accès à Genève !

En réalité la discussion devrait porter sur le bien-fondé de cette assertion - que le CEVA facilitera la venue de "racaille" à Genève - plutôt que sur le caractère raciste inexistant des phrases qui composent cette pub.

mercredi 27 janvier 2010

Pour Martine Aubry, la retraite à 60 est un droit

Retraite à 60 ou 61 ans ? Aubry précise la position du PS
Par Diane Heurtaut, le 26 janvier 2010 à 21h49, mis à jour le 26 janvier 2010 à 22:03

Après la polémique sur ses propos au Grand Jury, la n°1 du PS a affirmé mardi soir sur TF1 que la retraite à 60 ans était "un droit" et devait le "rester"... rappelant que de fait ce n'est pas toujours le cas.

Elle avait brisé un tabou la semaine dernière au Grand Jury en évoquant un départ à la retraite possible à 61 ou 62 ans. Ce qui n'avait pas vraiment plu à l'aile gauche du parti. Depuis, c'était le débat interne. En face, Nicolas Sarkozy a annoncé lundi soir qu'il entendait régler le problème du refinancement des retraites d'ici la fin de l'année. Martine Aubry est venue mardi soir au 20h de TF1 clarifier sa position : finalement celle définie quelques heures avant par le Bureau national du parti. Une position officielle adoptée à l'unanimité : maintenir l'âge légal de départ à la retraite à 60 ans... Mais elle a aussi reconnu que 61 voire 62 ans n'est plus tabou. Car voilà, il y a le principe et les faits, a-t-elle souligné.

"Il faut distinguer l'âge légal du départ à la retraite : nous pensons que chaque Français doit continuer à avoir le droit de partir à 60 ans, c'est le cas aujourd'hui, ça doit rester un droit. Mais la réalité est que beaucoup de Français partent à 61 et 62 ans", et "que d'autres doivent pouvoir -c'est ce que nous proposons- partir plus tôt, quand ils ont commencé à travailler à 17 ou 18 ans", a affirmé la n°1 du PS. Avant de balayer ces arguments : "l'essentiel il n'est pas là, l'essentiel est que nous voulons défendre la retraite par répartition" et "nous n'acceptons pas ces petites retraites", alors qu'"un million de personnes âgées vivent sous le seuil de pauvreté". Selon elle, il faut "taxer les revenus financiers, les bonus et stocks options" et de "donner des avantages à ceux qui ont des travaux pénibles (...) c'est ça une réforme juste".

Martine Aubry s'est dite une nouvelle fois prête à discuter avec Nicolas Sarkozy mais "c'est aux organisations syndicales d'être les premiers à parler avec le chef de l'Etat". Elles sont "prioritaires dans cette discussion", a-t-elle dit ajoutant : "nous sommes prêts à venir dans une discussion". "Nous sommes des gens responsables et nous serons à notre place pour faire des propositions", a-t-elle dit, espérant que le PS sera "plus entendu" cette fois qu'il ne l'a été sur des sujets comme le "plan de relance, la taxe carbone et la réforme territoriale". Rappelant le haut niveau de chômage des seniors elle a lancé à l'adresse de Nicolas Sarkozy: "relancez le pays et l'emploi, et on pourra parler de la réforme des retraites".

Le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, a aussitôt réagi au vote unanime du Bureau national du PS, estimant que Martine Aubry était "désavouée" par son parti.

Lors de cette interview, Martine Aubry est également revenue sur la prestation du président sur TF1 la veille ("en panne", "n'apportant pas de solutions"), sur les régionales ("nous pouvons gagner toutes les régions") et sur son éventuelle candidature pour 2012 (elle dira si oui ou non elle est candidate à la présidentielle "au moment où" le PS "lancera les primaires" qui pourront avoir lieu "entre mai et la fin de l'année" 2011).

(lu fur TF1 News)



vendredi 22 janvier 2010

Les grands pays émergents doubleront le G7 avant 2020

La décennie 2010 sera celle d'un bouleversement de la hiérarchie économique mondiale, selon PricewaterhouseCoopers.

Le poids économique combiné des sept grands pays émergents (Chine, Russie, Inde, Mexique, Indonésie, Turquie, Brésil), regroupés sous le vocable d'« E7 » dépassera celui des sept grandes puissances occidentales du G7 (Etats-Unis, Canada, Japon, Allemagne, France, Grande-Bretagne, Italie) dans neuf ans. L'Inde supplantera le Japon à la troisième place dès 2012, la Chine dépassera les Etats-Unis avant 2020 et le Top 10 de 2030 sera constitué, dans l'ordre, de la Chine, des Etats-Unis, de l'Inde, du Japon, du Brésil, de la Russie, de l'Allemagne, du Mexique, de la France et de la Grande-Bretagne.

Un « poids international »

Telle est la conclusion, un brin provocatrice, d'un rapport de PricewaterhouseCoopers (PWC) diffusé hier. Ce « rattrapage » est d'autant plus remarquable que l'E7 pesait 2,5 fois moins que le G7 en 2000. En 2007, les pays du G7 étaient 60% plus riches que ceux du E7; aujourd'hui après la crise, l'écart s'est réduit à 35% ! PWC s'est fondé sur les prévisions démographiques des Nations unies (ce qui conduit d'ailleurs à prévoir un net ralentissement de la Chine après 2020) et a projeté des taux de croissance conforme à ceux réalisés ces dernières années par les pays en question.

Ce classement est toutefois à prendre avec de grandes précautions et s'avère même trompeur si on le prend pour une hiérarchie de la puissance économique ; il se fonde en effet sur le PNB pondéré par la PPP (parité de pouvoir d'achat) pour tenir compte du coût de la vie, indicateur adapté au calcul de la prospérité des habitants d'un pays, ou au niveau de sa production domestique, souligne un expert de Pricewater houseCoopers, mais absolument pas à celui de sa puissance de feu économique en matière d'investissements ou d'exportations, donnée elle par le PNB nominal.

Ainsi, le PNB nominal chinois atteint environ 4.000 milliards de dollars aujourd'hui, soit un poids international égal au quart seulement de celui des Etats-Unis, que Pékin ne pourrait donc, en maintenant un taux de croissance de 9 % par an pendant une génération, pas dépasser avant 2027.

(lu sur Les Echos)

mercredi 20 janvier 2010

Sarkozy agace outre-Manche

Grande-Bretagne - Comme chaque année en cette période, la BBC, chaîne de télévision britannique, diffuse un classement des stars et personnalités les plus agaçantes de l'année précédente. En bonne place, le président français est allègrement moqué par la chaîne.

Nicolas Sarkozy, président français, est reconnu par certains comme faisant partie des personnes politiques les plus influentes du monde. Mais pour la chaîne de télévision BBC, il est également très agaçant. Ainsi, dans son émission "Most Annoying People 2009" ("Les personnes les plus agaçantes de 2009"), le chef de l'Etat français est arrivé à la 25e place. Ainsi, un reportage lui a été consacré, le montrant sous son plus mauvais jour. Si la taille de Nicolas Sarkozy (1m68) est souvent prétexte à moqueries, le sujet de la chaîne britannique décrit le complexe du président français comme ridicule, notamment lorsque celui utilise des subterfuges pour paraître plus grand (petite estrade, talonnettes...)A noter que le Top 10 du classement est occupé notamment par Sarah Palin, Paris Hilton, Michael Jackson et Miley Cyrus tandis que Silvio Berlusconi n'arrive qu'à la 59e place et Bernard Madoff à la 65e. Autant dire que Nicolas Sarkozy ne semble pas vraiment apprécié outre-Manche.

(lu sur Yahoo! News)

mardi 19 janvier 2010

Haiti un pays en quelques chiffres

Voici quelques chiffres qui résument la situation à Haiti:

- Haïti, officiellement la République d'Haïti, est un pays des Grandes Antilles occupant le tiers occidental de l'île d'Hispaniola (soit 28 000 km2 environ). Sa capitale est Port-au-Prince. Haïti comptait 8,3 millions d'habitants en 2005. Haïti devint en 1804 la première république indépendante de population majoritairement noire après la Révolution haïtienne (1791-1803) qui conduisit l'armée de Napoléon Bonaparte à abandonner l'île. Haïti est aussi le seul pays francophone indépendant des Caraïbes, et un des deux pays francophones d'Amérique du Nord (avec le Canada).


- République d'Haïti : Repiblik Ayiti

..Continent : Amériques
..Sous-continent : Antilles
..Devise nationale : l'Union fait la force[1]
..Hymne national : La Dessalinienne
..Fuseau horaire : UTC -5
..Population (2010) : 10 072 492 habitants
..Taux de croissance annuel : 1.510 %
..Superficie : 27 748 km2 (Classé 142e)
..Densité ; 363.00 habitants/km2
..PNB (2008) : 6.95 milliards $USD
..PNB/habitant (2008) : 711 $USD
..Croissance du PNB (2008) : 13.38 %
..PIB (2008) : 6.94 milliards $USD
..PIB/habitant (2008) : 790 $USD
..Croissance du PIB (2008) : 2.30 %
..Espérance de vie (2010) : 61.38 ans
..Taux de natalité (2010) : 28.70 ‰
..Indice de fécondité (2010) : 3.72 enfants/femme
..Taux de mortalité (2010) : 8.39 ‰
..Taux de mortalité infantile (2010) : 58.07 ‰
..Taux d'alphabétisation (2003) : 52.90 %
..Langues officielles : Français, créole haïtien
..Monnaie convertisseur : Gourde (HTG)
..Indice de développement humain (IDH 2007) : 0.532/1.0 (rang : 150/185)
..Nature de l'état : République présidentielle
....Chef de l'état : Président René Préval
..Fête nationale : 1er janvier (indépendance de 1804)
..Code internet du pays : .ht
..Gentilé : Haïtienne, Haïtien
..Touristes : nc personnes
..Secteurs d'activités
....Agriculture 44.00 %
....Industries 13.00 %
....Services 43.00 %
..Taux d'urbanisation (2007) 46.86 %
....1 Port-au-Prince 4 005 741 (18°32′21″N 72°20′11″O / 18.53917, -72.33639)
....2 Cap-Haïtien 359 006
....3 Gonaïves 141 580


- Notes sur l'instabilité passée du pays

Dessalines se fit proclamer gouverneur à vie par ses troupes. Il fit exécuter les blancs restés sur l'île et gouverna en despote. Il fut assassiné le 17 octobre 1806. Le pays se partagea alors entre le royaume d'Haïti au nord, dirigé par Henri Christophe et une république au sud, dirigée par Alexandre Pétion.

Puis le président Jean Pierre Boyer fit réunifier ces deux parties et conquit la partie est de l'île en 1822.

Le président Pétion va initier des négociations pour la reconnaissance d'Haïti en 1814. Elles durent jusqu'en 1824. Le 11 juillet 1825, le roi de France Charles X promulgue une ordonnance qui reconnaît l'indépendance du pays contre une indemnité de 150 millions de francs-or (la somme sera ramenée en 1838 à 90 millions de francs).

Le 27 février 1844, malgré les attaques incessantes de la part des Haïtiens, la République dominicaine est de nouveau déclarée indépendante

Une longue succession de coups d'État suivit le départ de Jean Pierre Boyer. Le pouvoir ne cessa d'être contesté par des factions de l'armée, les élites mulâtre et noire, et la classe marchande, maintenant composée d'un grand nombre d'étrangers (Allemands, Américains, Français et Anglais). Le pays s'appauvrit, peu de ses chefs d'État se préoccupant de son développement. Dès que le pouvoir se fragilisait, des révoltes armées se déclenchaient, entretenues par les candidats à la succession.

En 1847, Faustin Soulouque est élu président de la République mais il transforma son pays en empire d'Haïti en le 25 août 1849 et devint Faustin Ier. Despote, il dut fuir suite à un soulèvement populaire en 1859.

Au début du XXe siècle, le pays est en état d'insurrection quasi-permanente qui conduit à l'invasion de l'île par les troupes du président Wilson en 1915. Les États-Unis occupèrent l'île de 1915 à 1934. Après le départ des américains, l'instabilité politique (entre militaire et populistes) reprend, et ne s'achève qu'à partir de 1957 avec la dictature de la famille Duvalier jusqu'en 1986. Partisan de la lutte contre les mulâtres, il appuie son pouvoir personnel sur la délation et des partisans surnommés tontons macoutes, escadrons de la mort. De nombreux Haïtiens s'exilèrent, notamment aux États-Unis et au Canada. Après avoir fait face à plusieurs coups d'état, son fils est chassé par une insurrection populaire en 1986 et la démocratie s'établit peu à peu.

L'ancien prêtre Jean-Bertrand Aristide remporte les élections de décembre 1990. Son mandat débute le 7 février 1991, mais un coup d'État mené par Raoul Cédras et des militaires soutenus par la bourgeoisie d'affaires le renverse dès le mois de septembre. En 1994, il est rétabli au pouvoir sous la pression de l'administration de Bill Clinton (qui menaçait d'une intervention militaire) à la condition qu'il renonçât à récupérer les années perdues lors de l'intermède militaire. Il quitte donc la présidence en 1995 pour être réélu en 2000. Après plusieurs mois de manifestations populaires et de pressions exercées par la communauté internationale, plus particulièrement par la France et les États-Unis, Aristide est emmené en exil par des militaires des États-Unis, le 29 février 2004, lorsque des forces armées constituées d'opposants et d'anciens militaires qui contrôlaient le nord du pays menacent de marcher sur la capitale Port-au-Prince.

Boniface Alexandre, président de la Cour de cassation, assure ensuite le pouvoir par intérim. En février 2006, suite à des élections marquées par des incertitudes sur le décompte des bulletins de vote, et grâce à l'appui de manifestations populaires, René Préval, proche d'Aristide et ancien président de la République d'Haïti entre 1995 et 2000, est élu.


Le 12 janvier 2010, un tremblement de terre de magnitude 7,0 frappe l'ouest d'Haïti et notamment la capitale. Il est suivi de plus d'une centaine de répliques. Il s'agit du séisme le plus important et le plus meurtrier de l'histoire d'Haïti, allant jusqu'à désorganiser totalement le fonctionnement de l'État, à l'image de l'effondrement de plusieurs bâtiments publics comme le palais présidentiel qui entraina la mort de plusieurs membres du gouvernement (les ministres de la Justice, de l'Économie et du Tourisme), et dont seuls le président Préval et son premier ministre Jean-Max Bellerive réchappèrent de peu. La Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) fut également dévastée par l'écroulement de son quartier général à Port-au-Prince : plus de 150 casques bleus dont le chef de mission Hédi Annabi et son adjoint sont morts ou portés disparus…

mercredi 6 janvier 2010

3 mois sans nouvelles

J'ai eu une période difficile physiquement et émotionnellement qui ne m'a pas vraiment permis de mettre à jour ce blog alors voila, en bref, un résumé du monde en 20 minutes...

- Michael Jackson, mort, est déjà rentable: This is it. Une armée de crétins qui nous font un moonwalk dans des habits ridicules en attendant dans la pluie et le froid l'avant-première pour être les premiers à voir l'hommage à un mort fait par des producteurs verreux et avares. Cette hystérie collective pour un type qui avait peut-être un jour auto-proclamé king de la pop, et qui, malgrè ses incessants travers et scandales, sans parler des transformations extra-terrestres, écoulés depuis, se retrouve aduler tel le vrai roi par une communauté sans frontière ni race ni religion, mais où vit-on? Et encore une fois, à part ces images ridicules, qu'entend-t-on? Que les 40 millions de $ investis devraient être remboursés dès le premier soir et qu'on attend au total plus de de 250 millions. L'argent, l'argent, l'argent. A vomir.


- Jean Sarkozy renonce à la présidence de l'EPAD: This is a farce. Le fils à papa qui ne parle pas au président, fait une interview hyper-calculée sur TF1, coupe de cheveux et lunettes à dessein, pour avoir soi-disant "renoncer" à un poste pour lequel il n'avait ni l'envergure, ni l'expérience ni même la légitimité malgrè l'armée des fidèles du père qui se ligue derrière pour répéter la même litanie de soutien, éloges et louanges. A vomir...


- Villepin m'énerve: This is way over the top. Le croc de boucher, les interviews d'avant-audience avec la famille autour, le retour du martyr qui se veut une alternative mais ne propose rien, mais pour qui nous prend-on? J'en aurai vomi...


- Johnny Halliday est malade: This is all for the money. Et tout ce que j'entends, moi, bien au delà de la douleur et la détresse des proches, c'est va-t-il être prêt pour ses dernières dates de concerts prévus ce mois-ci?


- Liverpool est nul: This is depresssing. Rien à ajouter sauf qu'il fallait bien s'y attendre: on n'a pas renforcer les ailes, on a perdu notre métronome, régulateur et maitre à jouer et on doit maintenant laisser les clés du jeu à Lucas qui n'en a ni l'envergure, ni l'expérience, ni même probablement l'ambition. Qu'ajouter à ça? Sauf que ces deux propriétaires d'américains n'ont respecté aucun, mais alors AUCUN, de leurs engagements. Comment peut-on être autoriser à faire du business ainsi. Ca me fait vomir.



- La grippe A ne prend pas: This is a joke. Même Luca n'y est pas engagé... Point à la ligne. Next item. La vie peut reprendre son cours.

Et j'aurai pas mal vomi ces 3 derniers mois au final...

mercredi 26 août 2009

Barbara Steeman fait scandale

Elle s'appelle Barbara Steeman, elle a été la deuxième dauphine de Miss Belgique en 2005 et depuis elle est conseillère communale à Lokeren. Mais cette très jolie créature de 25 ans vient de provoquer un vrai scandale en Belgique en posant dans le plus simple apparel pour le magazine flamand Ché.

A l'intérieur du magazine, les lecteurs peuvent même trouver un poster de la belle, allongée au bord d'une piscine toujours nue...

Pour certains, c'est la plus belle des publicités qu'elle pouvait faire à la ville de Lok. Pour d'autres, c'est la pire des publicités...

jeudi 6 août 2009

Hiroshima

Aujourd'hui, c'est le 64e anniversaire de la bombe sur Hiroshima. Les américains ont largué le 6 Août 1945 la première bombe atomique sur le Japon faisant 140.000 victimes avant de recommencer 3 jours plus tard sur Nagasaki faisant 70.000 morts. Ce sont là les deux seuls exemples d'utilisation de bombes atomiques pendant un conflit. Celles-ci résultaient d'années de recherche dans le projet Manhattan qui engagea nombre de scientifiques de très haut niveau, certains ayant fui le régime nazi, et dirigé par J. Robert Oppenheimer. La grande majorité des victimes étaient des civils, ce qui a fait dire à certains que ce sont là les deux premiers exemples d'actes terroristes à grande échelle, quand l'assassinat de civils est le moyen utilisé pour faire pression sur les gouvernements. Toujours est-il que 6 jours plus tard, le Japon annonçait la reddition de ses armées. L'armistice sera signée le 2 septembre, mettant un terme au combat du Pacifique et à la seconde guerre mondiale.

jeudi 30 juillet 2009

Mara Carfagna, la plus jolie ministre du monde

Ancienne showgirl et mannequin, elle s'est engagée dans la politique et a été élue députée pour le parti de Forza Italia en 2006. Berlusconi, son chef de parti, avait alors plaisanté que le parti pratiquait le droit de cuissage, ce qui avait provoqué une vive réaction de sa femme, lui demandant des excuses publiques. Toujours la grande classe, Silvio. Elle a depuis été nommée ministre de l'égalité des chances du gouvernement Berlusconi en 2008. Elle a aussi, accessoirement, été nommée ministre la plus belle au monde et la personnalité politique la plus sexy par le magazine Maxim.


Et regardez comme elle s'habille...




Pendant ce temps-la, nous, en France, on a au même poste Françoise Hetto-Gaasch et son brushing à la Dallas. Ah, les italiens, y a pas à dire, ils savent vivre.


Mais on a aussi Rama Yade, d'abord aux droits de l'homme, aujourd'hui aux sports. Belle commee un rayon de soleil du Sud.