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lundi 29 mars 2010

600 000 enfants mal-logés en France

Un rapport choc de la Fondation Abbé Pierre pointe du doigt une situation inadmissible : en France, 600 000 enfants souffrent aujourd’hui du mal-logement.

Des enfants qui vivent dans la rue avec ou sans famille, des enfants hébergés chez des tiers, à l’hôtel, dans des squats ou des structures d’hébergement collectives. Des enfants qui vivent dans de mauvaises conditions : logement dégradé, insalubre, surpeuplé… Les formes de mal-logement sont diverses. Et coexistent en France. C’est le triste constat de la Fondation Abbé Pierre, qui consacre un chapitre entier de son rapport annuel aux enfants touchés par le mal-logement dans notre pays.


Ils sont aujourd’hui près de 600 000 mineurs à être touchés. Certains sont tous seuls, comme les mineurs étrangers en errance sur le territoire français, d’autres vivent avec leurs familles dans ces conditions très précaires. Des familles tombées dans le mal-logement par pauvreté, rupture d’un lien familial, déracinement…

Certaines familles avec enfants peuvent passer de l’hôtel à l’hébergement chez un proche, puis à la rue : la frontière entre les différentes formes d’hébergement est poreuse. Aujourd’hui, certains enfants vivent en France dans des cabanes, des garages, des abris de fortunes ou dans des bidonvilles.

Retards du développement et problèmes de santé

Une éducatrice de jeunes enfants raconte à la Fondation Abbé Pierre avoir rencontré une maman qui s’inquiétait des retards de son enfant : «Elle voyait bien que les autres enfants de cet âge marchaient. Mais elle expliquait : “à la maison, il reste dans son lit. Je ne peux pas le mettre par terre car il n’y a pas de place". En fait, cet enfant n’avait pas de terrain d’exploration au niveau moteur.»

Les conséquences du mal-logement sur la santé et le développement des enfants sont terribles. Dans les logements très petits et surpeuplés, ils manquent de place pour apprendre à marcher, pour jouer, pour faire leurs devoirs. A l’école, ils sont stigmatisés, ils ont honte. Ils développent des problèmes émotionnels, subissent des traumatismes.
Ces jeunes dorment mal. Ils perdent également leurs repères spatio-temporels et souffrent de l’absence d’intimité. Lorsqu’ils vivent dans la rue ou dans des hôtels, ils ne mangent pas forcément de repas chauds.

Si les enfants dormant dans la rue développent de nombreuses maladies, ceux habitant un logement insalubre ne sont pas épargnés. « On estime entre 400 000 et 600 000 le nombre de logements indignes ou insalubres en France, où vivent plus d’un million de personnes, dont plusieurs dizaines de milliers d’enfants, souligne le rapport de la Fondation Abbé Pierre. Les effets les plus connus du mal-logement sur l’enfant sont ceux relatifs à l’état technique des lieux dans lequel il vit : le saturnisme lié à la présence de plomb, les pathologies respiratoires (asthme…) et les infections dermatologiques (champignons…) dus à des problèmes de ventilation et de chauffage ou encore les accidents domestiques provoqués, par exemple, par la vétusté des installations électriques.»

Quel avenir pour ces enfants ?

« Le mal-logement vient renforcer le déterminisme social qui fait que l’enfant pauvre aura tendance à reproduire la situation dans laquelle se sont trouvés ses parents », complète la Fondation Abbé Pierre. Le mal-logement amplifie les difficultés rencontrées par les enfants les plus pauvres. Il y a urgence pour eux. Pour que ces enfants aient une chance d’avoir un avenir décent.

La Fondation Abbé Pierre lance un appel. « Avec 600 000 enfants souffrant du mal-logement, il est urgent de mettre en œuvre une politique du logement qui réponde mieux aux besoins actuels des familles avec enfants. »

(Lu ici)

vendredi 26 mars 2010

L’incroyable pactole des gardiens de Fleury-Mérogis

Grâce aux cotisations des détenus, l’association culturelle de la prison a amassé plus de 800 000 €. Le président de la structure a été écarté et la chancellerie a lancé une réorganisation.

Plus de 800 000 € : c’est le montant de la cagnotte amassée, au fil des années, par l’association culturelle de la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis (Essonne). Constituée en 1969, l’Assodas (Association de soutien et de développement de l’action socioculturelle, sportive et éducative de la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis) est régie par la loi de 1901.

A ce titre, elle ne peut pas faire de bénéfices. Dirigée par des représentants du personnel de la prison, son objet est « l’organisation, le développement et le soutien d’activités socioculturelles, socio-éducatives, sportives et de loisirs au profit des détenus ». Vaste programme dans ce qui constitue, avec près de 2 800 places et 3 440 détenus, le plus grand établissement pénitentiaire d’Europe.
Mais, tandis que la plupart des associations courent les subventions, l’Assodas fait figure de poule aux oeufs d’or. Son secret ? Essentiellement le prix, longtemps exorbitant, de la location des téléviseurs. « Pendant des années, chaque télé a rapporté 15 € net, par mois, à l’association », indique François Bès, un des responsables de l’Observatoire international des prisons (OIP). De quoi amasser des bénéfices faramineux quand on sait que l’Assodas gère, au total, 2 500 postes de télévision. Et qu’elle engrange, en outre, le montant des cotisations d’adhésion à l’association (16 000 € par an) ainsi que celui du « salon de coiffure » (environ 11 000 € annuels).
Côté dépenses, le bilan est nettement plus modeste. Outre le salaire de trois de ses permanents, l’association dépense « pour environ 100 000 € » de matériel sportif par an, explique un de ses membres. Quelques initiatives d’ordre culturel sont à mettre à son actif. Par le biais du Secours catholique, des bourses scolaires sont également attribuées chaque mois, au compte-gouttes, à des détenus indigents. Mais alors que la direction de l’établissement chiffre à « environ 150 » le nombre de ces détenus totalement démunis, François Bès affirme que le nombre de bourses ne dépasse pas « une quarantaine pour tout l’établissement ».
« Il est révoltant de voir de telles sommes dormir dans les banques », estime le militant de l’OIP. « Il est vrai que le matelas financier de l’association est très important, reconnaît un membre de l’Assodas. Tellement important qu’il est très difficile, dans les faits, de le dépenser. »
Pas étonnant, dans de telles conditions, que s’aiguisent les convoitises. Réputée pour son opacité, l’Assodas fut longtemps noyautée par le syndicat Force ouvrière, majoritaire au sein de la maison d’arrêt. Son président ainsi que la plupart des membres de son conseil d’administration en étaient membres.
De quoi favoriser les « petits arrangements entre amis » auxquels la nouvelle direction de l’établissement a tenté, en 2009, de mettre un terme (lire ci-dessous). Le 2 juillet, à l’occasion d’un houleux conseil d’administration, le président de l’Assodas a été poussé à la démission, mais son trésorier, absent ce jour-là, est toujours en place. Un nouveau conseil d’administration est prévu le 9 avril. La chancellerie, à laquelle n’a pas échappé l’intérêt financier de ces structures, planche de son côté sur une vaste réorganisation

mercredi 17 mars 2010

Ce soir à la télévision: La Zone extrême, le jeu de la mort

Née il y a une dizaine d'années, la téléréalité s'est banalisée après avoir suscité la polémique. Aujourd'hui, pour continuer de capter l'attention du public, les concepts les plus extrêmes ont été développés. Jusqu'où peut-on aller ? La télévision peut-elle pousser les candidats de ces émissions à la plus parfaite soumission ? Une expérience de psychologie sociale, similaire à celles réalisées dans les années 60 par le psychologue américain Stanley Milgram, va éclairer la question. Tania Young anime une émission fictive, «La Zone extrême», dans laquelle un candidat - un comédien - doit retenir des associations de mots. En cas d'erreur un autre candidat - le cobaye de l'expérience -, doit, sous l'autorité de Tania, lui infliger une décharge électrique, toujours plus grande, au point de le faire perdre le jeu si elle s'arrête avant la limite et ce, malgré les supplications du cobaye. Bref, on est aux limites de la torture consentante pour une simple émission de télévision.


Pour mesurer l'impact de la télévision sur les individus, le journaliste Christophe Nick (notamment auteur, avec Pierre Péan, de TF1 : un pouvoir) a réalisé un documentaire très spécial, Le Jeu de la mort. En reprenant le principe d'une expérience menée dans les années 1960 sur l'autorité et l'obéissance, il a créé, avec une équipe de psychologues, un jeu où les participants sont amenés à pratiquer une forme de torture. Les résultats de cette expérience sont alarmants : il en résulte que 80% des cobayes se soumettent à la volonté du petit écran.


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Note finale: pour rien au monde, je ne regarderai ce programme.

mercredi 24 février 2010

La campagne anti-tabac qui fait scandale

Plusieurs associations, ainsi que la secrétaire d'Etat à la famille, Nadine Morano, ont demandé mardi l'arrêt d'une campagne anti-tabac qui met en scène un jeune, dans une position à connotation clairement sexuelle.

Pari réussi pour l'agence de publicité BDDP & Fils : depuis plusieurs jours, tout le monde parle de sa campagne réalisée pour l'association des Droits des nons-fumeurs (DNF), qui tranche des campagnes habituelles du ministère de la Santé. Fini les images dissuasives de poumons ravagés et les messages sanitaires laconiques sur les paquets. BDDP & Fils et la DNF ont décidé de durcir le ton, en montrant un jeune, agenouillé devant un adulte, contraint de prendre une cigarette dans sa bouche. Avec un slogan : «Fumer, c'est être l'esclave du tabac».


«Les jeunes ne sont pas sensibles aux messages traditionnels, les chiffres de la consommation du tabac le prouvent», explique au figaro.fr Rémi Parola, directeur de l'association DNF. Le tabagisme des jeunes n'a en effet cessé de s'accroître en France ces dernières années : alors qu'en 2008, les 16-20 ne représentaient que 14% des fumeurs, en 2009, ils constituent 18% des consommateurs réguliers, selon l'office français de prévention du tabagisme.

«L'argument de la santé ne fonctionnant pas, nous avons décidés de nous attaquer à la question du désir, avec cette question : est-ce que j'ai vraiment envie de la fumer, cette cigarette ?», développe Rémi Parola. Du côté de chez BDDP & Fils, l'argumentaire va plus loin encore. «Lorsqu'un jeune fume sa première cigarette, il y a en lui cette idée d'affranchissement, d'émancipation», estime Marco de la Fuente, chef du projet. «Alors qu'en réalité, il n'en ait rien : quand on fume, on se soumet, ni plus ni moins. Une soumission que nous avons décidé de montrer sous la forme sexuelle, pour qu'elle parle aux jeunes, qu'elle les interpelle. L'homme au costume, il représente toute cette autorité qui crée la soumission», estime-t-il.

«Quand on fume, on se soumet»

Les réactions sont vives depuis la diffusion de cette campagne la semaine dernière. «Mélanger l'addiction au tabac et le sexe est un raccourci ridicule et scandaleux», a réagi Christiane Therry, déléguée générale de Familles de France, dans les colonnes du Parisien. «Je suis inquiète de voir qu'on peut tomber aussi bas pour une juste cause». L'association a annoncé qu'elle allait porter plainte devant le Jury de déontologie publicitaire, une instance de l'Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP), pour que l'affiche, visible jusqu'au 31 mai dans certains lieux publics et magazines soit retirée.

L'association Enfance et Partage, a, pour sa part, dénoncé une campagne «cruelle et déplacée» : «A-t-on pensé à la réaction d'une victime de sévices sexuels face à cette affiche ?» s'interroge sa présidente dans Le Parisien. Les associations féministes, elles, déplorent le parallèle : «A ma connaissance, pratiquer une fellation ne provoque pas le cancer», estime ainsi Antoinette Fouque, cofondatrice du Mouvement de libération de la femme. Le porte-parole de la filiale française de British American Tobacco, Yves Trévilly, a quant à lui regretté que, travaillant pour un fabricant de cigarettes, il puisse «être assimilé à un violeur ou à un pédophile».

Nadine Morano «choquée»

La classe politique est également montée au créneau, mardi, en fin de journée. Nadine Morano a été la première à réagir, en demandant l'interdiction de cette campagne «au titre de l'outrage public à la pudeur». «Cette suggestion me semble intolérable. On peut choquer sur le tabac, cela ne me dérange pas, mais il y a d'autres campagnes à faire que cela», a expliqué la secrétaire d'Etat à la Famille au micro de RMC. Roselyne Bachelot, de son côté, a estimé sur RTL que cette campagne était «inappropriée» et pouvait être «contre-productive».

Le réalisateur Yvan Attal a également participé à cette nouvelle campagne de prévention, en réalisant un petit film où fumer, explique la DNF, revient à «servir de décharge aux pires produits toxiques» :

(lu sur le Figaro.fr)

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IL FAUT CHOQUER SINON...

jeudi 11 février 2010

iMussolini app is top of Italian download chart.

SO, FOR Italy’s iPhone/iTunes generation, who is the most downloaded artist? Michael Jackson? U2? Eros Ramazzotti? Madonna? No, his name is Benito Mussolini, Italy’s fascist dictator who ruled the country from 1922 to 1943 and who was executed by partisan fighters in 1945, long before iTunes and the vast majority of its clientele saw the light of day.

Rather than listening to the songs of Lady Gaga, Italian iTunes users have been busy downloading Mussolini speeches such as that of June 10th, 1940, in which he announced Italy’s entry into the second World War alongside Hitler’s Nazi Germany: “Listen to me, the hour of destiny has struck in the sky of our homeland, the hour of irrevocable decisions.”

An application called iMussolini, launched on January 21st, has been a surprising hit, quickly registering 1,000 downloads a day at a cost of 79 cents and becoming AppleStore Italy’s best-seller.


The application contains video, audio and text of more than 120 speeches made by Il Duce.

Even though the application discourages clients from “making inopportune comments praising fascism”, the success of iMussolini has sparked plenty of seemingly approving comment, such as “Dux, Dux, Dux”, the slogan with which fascist-era crowds greeted Mussolini at public meetings.

Elan Steinberg, vice-president of the US-based American Gathering of Holocaust Survivors and their Descendants, called the iMussolini application “a disgrace and a surrender to crass commercialism” as well as “an insult to the memory of all victims of Nazism and fascism, Jew and non-Jew, and should be condemned for its offence to decency and conscience”.

Opposition forces such as the Federation of Young Italian Communists have called the application a “hymn to fascism”.

Historians have recalled how Mussolini in 1938 introduced infamous and punitive racial laws which effectively deprived many Italian Jews of their citizenship, jobs and wealth. It is estimated that 8,000 Italian Jews died in the Holocaust.

Alessandra Mussolini, granddaughter of Il Duce and a current deputy in the centre-right People of Freedom (PDL) party of Italian prime minister Silvio Berlusconi, says that “those speeches, like them or not, form part of history but if you want to wipe out history with censorship, help yourself”.

The success of iMussolini, however, again prompts some intriguing questions. Just how much do young Italians know about their country’s recent history and its fascist past? And more importantly, how much has that past and Mussolini’s role in it been “sanitised” by the Italian right?

(lu dans The Irish Times)

mercredi 3 février 2010

Pays-Bas : Une jeune fille licenciée par McDonald's pour une tranche de fromage

Lemmer, Pays-Bas - Alors qu'une jeune employée de McDonald's préparait un hamburger pour une amie, elle a voulu lui faire plaisir en rajoutant une tranche de fromage dans le dit sandwich. Grave erreur, puisque cette tranche de fromage supplémentaire lui a coûté sa place.

En Mars 2009, une jeune employée de McDo prépare un hamburger pour une collègue. Pour lui faire plaisir, elle glisse dans le sandwich une tranche de fromage, transformant le hamburger en cheeseburger, sans pour autant faire payer la différence de prix de quelques centimes entre les deux sandwichs.


Metro explique alors que le règlement du restaurant interdit la modification des sandwichs à l'unité et qu'il n'autorise pas le fait de favoriser une personne de sa connaissance (famille, amis, ou collègues). McDonald's considère alors l'erreur de la jeune fille comme une faute importante et la licencie.Mais lundi 25 janvier, la justice a considéré le licenciement comme abusif, trouvant que le motif invoqué n'aurait nécessité qu'un simple avertissement. De ce fait, le fast-food est condamné à payer à la jeune femme 4.265 euros ainsi que ses frais de justice.

jeudi 28 janvier 2010

Votons UDC

L'illettrisme n'est pas simplement le fait de ne pas savoir lire, mais surtout de ne pas comprendre ce que l'on lit. L'Office fédéral de la culture en donne une définition (ici), qui, à défaut d'être écrite dans une langue superbe, dit bien ce que ce néologisme veut dire :

L’illettrisme est un phénomène social observable dans les pays industrialisés ; il décrit le fait d’adultes qui parlent la langue du pays ou de la région dans laquelle ils vivent, qui ont fréquenté l’école obligatoire (au moins 9 ans), mais qi maîtrisent mal les compétences de base – la lecture, l’écriture et le calcul.


Après le président de la Confédération, Hans-Rudolf Merz, qui a pris ses désirs pour des réalités et mal compris la missive que lui avait envoyée le Premier ministre libyen [voir mon article Affaire Kadhafi: où l'on découvre qu'Hans-Rudolf Merz ne sait pas lire... ], après la déformation des propos tenus par le Professeur Uli Windisch dans Le Nouvelliste [voir mon article Uli Windisch, sociologue, a dit la vérité, il doit être exécuté ], nous avons un nouvel exemple de l'illettrisme qui sévit aussi bien en France voisine que dans les médias romands avec l'affaire de la pub de l'UDC Genève parue hier dans La Tribune de Genève [photo ci-dessus tirée du quotidien genevois ici].

L'internaute pourra juger sur pièce. Que dit donc cette pub ?

Le CEVA ?
Un nouveau moyen de transport pour la racaille d'Annemasse !
Expulsons les criminels étrangers !
Ne leur offrons pas encore un accès à Genève !
Votons UDC !

Pour l'internaute qui n'est pas du coin, il faut bien expliquer ce qu'est le CEVA. CEVA (ici) est un acronyme pour Cornavin Eaux-Vives Annemasse. C'est un projet de liaison ferroviaire entre Annemasse et la gare de Cornavin à Genève. Il s'agit de desservir une quarantaine de gares sur 60 km, de créer un RER transfrontalier Franco-Valdo-Genevois. Les CFF [Chemins de fer fédéraux] et la SNCF [Société nationale des chemins de fer français] ont créé une société pour étudier ce projet qui ne verra le jour que dans une dizaine d'années.

Qu'est-ce que la racaille d'Annemasse ? S'agit-il, comme l'interprètent les illettrés, des Annemassiens dans leur totalité, voire des frontaliers en particulier ?

Sur le site de la ville d'Annemasse (ici), le maire de gauche, Christian Dupessey, fait cette déclaration délirante, intitulée L'UDC déraille :

Par encart publicitaire et article sur latribunedegeneve.ch, l'UDC se déchaîne par des propos racistes inacceptables. Les Annemassiens sont directement attaqués dans leur honneur et leur vie quotidienne.
Le Maire d'Annemasse, au nom de tous ces concitoyens, se réserve le droit de porter plainte pour diffamation et insultes racistes.
Le Maire d'Annemasse regrette qu'un grand quotidien genevois publie de tels propos. Le Maire d'Annemasse tient à dire sa confiance dans la maturité politique et citoyenne du peuple Genevois.
C'est ensemble que nous construirons notre région commune. C'est ensemble que nous construirons la colonne vertébrale de cette région qu'est le CEVA. C'est ensemble que nous rejetterons les dérives racistes et xénophobes insupportables dans nos démocraties.

Car, si on lit cette phrase - un nouveau transport pour la racaille d'Annemasse -, sans a priori, l'emploi du terme "racaille" ne peut viser que de petites minorités troubles en provenance d'Annemasse.

Que signifie en effet le mot "racaille" ? Le Larousse donne cette définition classique :

Populace méprisable ; catégorie de personnes considérées comme viles.

Le Littré donne celle-ci, qui n'est pas moins classique :

La partie la plus vile de la populace.

Les deux dictionnaires sont donc d'accord sur l'emploi de deux mots : vil et populace.

Or vil au sens propre signifie "de peu de valeur" et au sens figuré "méprisable". Quant à "populace" il s'agit de la frange la plus basse d'un peuple. En s'en prenant à la "racaille" d'Annemasse, l'UDC Genève désigne donc une partie infime de la population d'Annemasse.

Il est même vraisemblable que l'UDC Genève entend "racaille" dans l'acception récente des quartiers défavorisés français, qui désigne ainsi les individus qui règnent par la crainte dans de tels quartiers, en verlan "caillera".

Que des frontaliers se soient sentis visés par le mot de "racaille", qui est très restrictif, en dit long sur les fantasmes que l'idéologie anti-raciste, créée par la gauche, peut susciter en France. Il est évident que l'UDC, dont le discours est différent de celui du MCG [Mouvement des citoyens de Genève] sur le sujet des frontaliers, ne visait dans cette pub que les criminels étrangers, qu'elle demande d'ailleurs d'expulser à la phrase suivante.

Or il faut se voiler la face pour ne pas voir que plus de 70% des condamnations pénales à Genève sont prononcées contre des étrangers (ici), venus de France pour une grande part. Reste bien sûr à savoir pourquoi il y a une telle criminalité étrangère à Genève. Peut-être les édiles de la France voisine devraient-ils se demander si leur incapacité à juguler leur propre criminalité chez eux et si la politique économique étatiste d'appauvrissement qui sévit chez eux ne sont pas des raisons suffisantes pour inciter leur "racaille" à aller saccager la Suisse voisine.

En région parisienne, le RER, et ses différentes branches A, B, C et D, sont de formidables moyens de transport, mais ils peuvent être, et ont été, des moyens de transport rapides permettant à la "racaille" des banlieues, au sens moderne du terme, de venir plus facilement faire des actions punitives dans la capitale. L'exemple qui me vient naturellement à l'esprit est celui des incursions de la "racaille" des grandes banlieues lors des manifestations contre le CPE.

Il ne fait donc pas de doute que c'est à ce genre d'accès facilité pour la "racaille" que l'UDC Genève fait allusion dans son avant-dernier slogan :

Ne leur offrons pas encore un accès à Genève !

En réalité la discussion devrait porter sur le bien-fondé de cette assertion - que le CEVA facilitera la venue de "racaille" à Genève - plutôt que sur le caractère raciste inexistant des phrases qui composent cette pub.

lundi 18 janvier 2010

Quand le cynisme n'a pas de limite

Cruise ships still find a Haitian berth

Luxury liners are still docking at private beaches near Haiti's devastated earthquake zone for holidaymakers to enjoy the water.

Sixty miles from Haiti's devastated earthquake zone, luxury liners dock at private beaches where passengers enjoy jetski rides, parasailing and rum cocktails delivered to their hammocks.


The 4,370-berth Independence of the Seas, owned by Royal Caribbean International, disembarked at the heavily guarded resort of Labadee on the north coast on Friday; a second cruise ship, the 3,100-passenger Navigator of the Seas is due to dock.

The Florida cruise company leases a picturesque wooded peninsula and its five pristine beaches from the government for passengers to "cut loose" with watersports, barbecues, and shopping for trinkets at a craft market before returning on board before dusk. Safety is guaranteed by armed guards at the gate.

The decision to go ahead with the visit has divided passengers. The ships carry some food aid, and the cruise line has pledged to donate all proceeds from the visit to help stricken Haitians. But many passengers will stay aboard when they dock; one said he was "sickened".

"I just can't see myself sunning on the beach, playing in the water, eating a barbecue, and enjoying a cocktail while [in Port-au-Prince] there are tens of thousands of dead people being piled up on the streets, with the survivors stunned and looking for food and water," one passenger wrote on the Cruise Critic internet forum.

"It was hard enough to sit and eat a picnic lunch at Labadee before the quake, knowing how many Haitians were starving," said another. "I can't imagine having to choke down a burger there now.''

Some booked on ships scheduled to stop at Labadee are afraid that desperate people might breach the resort's 12ft high fences to get food and drink, but others seemed determined to enjoy their holiday."I'll be there on Tuesday and I plan on enjoying my zip line excursion as well as the time on the beach," said one.

The company said the question of whether to "deliver a vacation experience so close to the epicentre of an earthquake" had been subject to considerable internal debate before it decided to include Haiti in its itineraries for the coming weeks.

"In the end, Labadee is critical to Haiti's recovery; hundreds of people rely on Labadee for their livelihood," said John Weis, vice-president. "In our conversations with the UN special envoy of the government of Haiti, Leslie Voltaire, he notes that Haiti will benefit from the revenues that are generated from each call …

"We also have tremendous opportunities to use our ships as transport vessels for relief supplies and personnel to Haiti. Simply put, we cannot abandon Haiti now that they need us most."

"Friday's call in Labadee went well," said Royal Caribbean. "Everything was open, as usual. The guests were very happy to hear that 100% of the proceeds from the call at Labadee would be donated to the relief effort."

Forty pallets of rice, beans, powdered milk, water, and canned foods were delivered on Friday, and a further 80 are due and 16 on two subsequent ships. When supplies arrive in Labadee, they are distributed by Food for the Poor, a longtime partner of Royal Caribbean in Haiti.

Royal Caribbean has also pledged $1m to the relief effort and will spend part of that helping 200 Haitian crew members.

The company recently spent $55m updating Labadee. It employs 230 Haitians and the firm estimates 300 more benefit from the market. The development has been regarded as a beacon of private investment in Haiti; Bill Clinton visited in October. Some Haitians have decried the leasing of the peninsula as effective privatisation of part of the republic's coastline.

(lu dans The Guardian)

dimanche 17 janvier 2010

Haïti : une rescapée du séisme devient l’icône de la catastrophe

Du Daily Telegraph à El Pais en passant par Libération, c’est le même visage qui s’affiche à la Une : une femme sortant des gravats, avec un regard lourd de sens. REVUE DE PRESSE SPECIALE HAITI, Jeudi 14 janvier.

La presse française, la presse internationale, tous mettent le séisme en Haïti à la Une…. Et beaucoup de journaux ont choisi la même photo : une femme, sortant des gravats, le visage couvert de poussière. Dans ses yeux on peut lire toute la stupeur du drame que vient de vivre le pays.


La photo vient de l’agence France Presse, elle est signée Daniel Morel.

A chaque fois un titre différent vient souligner la catastrophe d’une rare ampleur :

Libération : Terre Maudite
France Soir : Aidons les !
The Guardian : Le Jour de la dévastation d’Haïti
Corriere della sera : Haïti est devenu un cimetière
Le Daily Telegraph : Au moins 100.000 morts dans le tremblement de terre
Le Parisien : Haïti anéanti
El Pais : La mort, la douleur et le chaos en Haïti

Et une question se pose : pourquoi, pourquoi le sort s’acharne sur Haïti ?
Le blog américain True Slant ose une comparaison avec la République Dominicaine voisine : épargnée par les ouragans dévastateurs l’an dernier, avec un régime politique stable, une industrie du tourisme florissante… et cette fois ci encore épargnée par le séisme.
Les deux pays sont pourtant sur la même île, l’île d’Hispaniola. Mais Haïti occupe la partie montagneuse de l’île, quand la géographie de la République Dominicaine est beaucoup plus plane.
« Demandez a tous ceux qui ont essayé de pacifier l’Afghanistan, les Mongols, les Russes, les Américains : un état de montagne est un enfer pour qui souhaite avoir un gouvernement centralisé fort.
« Et sans gouvernement digne de ce nom, rien n’est possible. Haïti en est la preuve : pas un seul hôpital construit en zone sure, tous ont été détruits. Pas de personnel médical en quantité suffisante. Personne pour accueillir les avions des secours à l’aéroport, certains attendent encore sur le tarmac de Miami. »
« Avant le séisme, il n’y avait déjà pas des services de sécurité incendie digne de ce nom. »

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Après le devastateeur Georges, en 1998, qui avait tué 604 personnes, surtout sur l'île d' Hispaniola, causé près $6 billion (1998 US dollars, $7 billion 2006 USD) en dommages, surtout sur Puerto Rico et Hispaniola. Il avait épargné Port au Prince à Haiti mais pas le reste du pays, laissant 209 morts, 167,332 déportés et causant des dégats majeurs, surtout sur l'agriculture, estimés à $179 million.



(lu sur France 24)

lundi 28 septembre 2009

Nouveau suicide à France Télécom

Un salarié de France Télécom s'est donné la mort, lundi 28 septembre dans la matinée, à Alby-sur-Chéran, en Haute-Savoie, portant à 24 le nombre de suicides au sein de l'entreprise depuis février 2008. France Télécom emploie près de 187 000 personnes, environ 100 000 en France. Cela fait donc 15 suicides pour 100 000 en France. Je ne nie pas ce drame, mais j'aimerais noter que c'est moins que la moyenne nationale qui est de 16 pour 100 000.

mercredi 26 août 2009

Barbara Steeman fait scandale

Elle s'appelle Barbara Steeman, elle a été la deuxième dauphine de Miss Belgique en 2005 et depuis elle est conseillère communale à Lokeren. Mais cette très jolie créature de 25 ans vient de provoquer un vrai scandale en Belgique en posant dans le plus simple apparel pour le magazine flamand Ché.

A l'intérieur du magazine, les lecteurs peuvent même trouver un poster de la belle, allongée au bord d'une piscine toujours nue...

Pour certains, c'est la plus belle des publicités qu'elle pouvait faire à la ville de Lok. Pour d'autres, c'est la pire des publicités...

samedi 25 avril 2009

Techniques de tortures à Guantanamo

Edifiant article dans le Monde à lire ici où ils relatent certains rapports rendus publics par Barack Obama sur les techniques de tortures utilisées a Guantanamo destinées à amener le détenu à un état basique de dépendance.

Pour les fainéants qui veulent pas lire l'article, les techniques vont crescendo et sont:
- la technique de l'intimidation
- la technique du mur flexible
- l'immobilisation du visage
- la gifle humiliante
- le confinement, généralement dans l'obscurité
- le wall standing et autres positions pénibles
- la privation de sommeil
- la boite de confinement en compagnie d'un insecte
- la technique dite du waterboard qui provoque une sensation de noyade

Vraiment ça fout les jetons...

vendredi 24 avril 2009

Le Buddha-bar va être renommé

Je ne sais pas si vous avez lu ça dans le Direct Matin d'hier 23 avril mais les bouddhistes indonésiens vont pouvoir retrouver leur sérénité.
Après plusieurs mois de manifestations, ils ont obtenu hier de la direction du Buddha Bar, la chaîne de restaurants lounge née à Paris, qu’elle retire le nom de la façade de son enseigne à Jakarta. Certains mouvements bouddhistes locaux estimaient que l’utilisation de l’image de Bouddha à des fins commerciales constituait un blasphème. La façade du restaurant sera désormais ornée de l’inscription «Bataviasche Kunstkring», le nom d’origine du bâtiment, construit à l’époque de la colonisation néerlandaise. «Soulagé», l’avocat du «Forum anti-Buddha Bar» (Fabb), Sunardo Sumargono, demande à présent «le retrait des décorations, des statues de Bouddha et des inscriptions bouddhistes sur les cendriers, qui sont très insultantes». Ne comptant pas s’arrêter là, il souhaiterait même retirer les représentations de Bouddha dans les dix Buddha Bar
d'Europe, d'Amérique et du Proche-Orient.

Ah les Indonésiens, si plein de contradictions...

lundi 20 avril 2009

Le père de Latika aurait tenté de la vendre

Je suppose que vous en avez entendu parler déjà, c'était meme au journal télévisé de France 2 je crois bien. Latika, c'était l'héroine du film de Danny Boyle, "Slumdog Millionaire". C'est même apparu comme une dépèche de l'AFP.

L'histoire: Le père de Rubina Ali, la petite fille indienne devenue une star après avoir joué la jeune Latika dans "Slumdog Millionaire", le film de Danny Boyle couronné par huit Oscars, a tenté de vendre sa fille de neuf ans en vue d'une adoption, pour échapper aux bidonvilles de Bombay. News of the World affirme que le père de l'enfant, Rafiq Qureshi, a réclamé jusqu'à 20 millions de roupies (310.000 euros) pour la petite fille. L'hebdomadaire explique avoir appris par un contact à Bombay que le père de Rubina cherchait "à garantir le futur de sa fille" et avait déjà été approché par une famille du Moyen Orient qui voulait l'adopter. Le père de la petite fille s'est plaint à plusieurs reprises de n'avoir pas bénéficié financièrement de la gloire de sa fille. Le réalisateur Danny Boyle a versé des fonds à un trust pour assurer l'éducation de la petite fille et son logement.

Mais vu que cette histoire vient de News of the World, on a le droit de pas y croire du tout.

Un père tue sa fille parce qu'elle portait des mini-jupes

Incroyable histoire: un père a admis avoir engager des tueurs à gages pour tuer sa fille parce qu'elle portait des mini-jupes.

Garfar Kirimov de Saint-Petersbourg a dit à la police qu'il a payé aux gangsters presque $3,000 pour abattre sa fille après qu'elle ait refusé de porter des habits traditionnels pour les femmes. L'homme de 46 ans, de confession musulmane, lui avait demandé d'arrêter de porter du maquillage, des hauts moulants et des jupes courtes.
La fille de 21 ans a été abattue par les tueurs à gages alors qu'elle quittait son collège médical, selon le Austrian Times. On dit qu'elle aurait dit à son père avant le meurtre, “Papa, nous vivons à Saint-Petersbourg, comment pourrais-je porter ces vêtements noirs?”

mercredi 25 mars 2009

Les chambres à gaz sont un détail, si si, puisqu'on vous le répète

Et il nous remet ça, Jean-Marie Le Pen, il nous répète que les chambres à gaz ne sont qu'un détail de la seconde guerre mondiale. Ah il a peur de rien. Et cette fois-ci, devant le parlement européen, les députés allemands y compris bien entendu. Du grand n'importe. Vivement qu'il se retire une bonne fois pour toute de la scène politique, celui-la, ça nous fera des vacances.


A lire également une liste de ses nombreux autres "dérapages", pour rester poli.

J'ai lu récemment un livre, enfin j'ai essayé parce que j'ai arrêté au milieu, vraiment dégouté. Ca raconte comment les nazis en sont arrivé aux chambres à gaz, pour des raisons de dégout des nazis eux-mêmes à tuer à la main, d'automatisation de la tuerie, entre autres. Vraiment ecoeurant. Encore plus écoeurant de le nier et d'en diminuer son inhumanité et sa signification dans l'horreur. On a tous un devoir de mémoire.

dimanche 8 juillet 2007

La grace de Scooter Libby

Entree en 15e position, une preuve supplementaire du grand n'importe quoi d'incompetence qui caracterise l'administration Bush a Washington.

Vous connaissez l'histoire? Elle sort directement d'un roman d'espionnage a deux balles pour vous etre delivree live sur CNN.


Lewis 'Scooter' Libby a été condamné au début du mois a 2 ans et demi de prison, une amende de $250,000 et 2 ans de controle judiciaire pour avoir menti a multiple reprises au FBI et avoir fait obstruction à l'enquête d'un grand jury dans l'affaire Valerie Plame, dont le nom avait ete revele en 2003 comme agent de la CIA. Devoiler le nom d'un agent est considéré comme un crime fédéral aux Etats-Unis. Mr Libby, tout comme M Cheney avaient choisi le silence, une defense toujours tres productive et qui a le merite d'eviter d'eclairer le juri, ce qui est bien pratique lorsque l'on est couplable et/ou a des choses a cacher et/ou des gens a proteger. Eh bien, M George W Bush a estime la sentence en prison trop severe et l'a commuee. Rappelons que M. Libby etait le bras droit de Dick Cheney (les Americains disent chief of staff), le vice-president des Etats-Unis et que Mme Plame etait la femme de l'ancien ambassadeur Joseph Wilson, qui avait ouvertement critiqué dans la presse la politique de Washington en Irak. Cette affaire avait bien evidemment torpille sa reputation. Meme Mme Clinton, qui fait tout pour ne pas faire de vagues durant sa campagne a elle pour la prochaine presidentielle, surtout pour une histoire de pardon apres le passe pour le moins houleux de son mari en la matiere, s'en est publiquement indignee, qualifiant la pratique de "meprisante". En attendant la grace, voila une decision qui est presque sure de mettre M Bush a pied egal avec Nixon.

dimanche 2 avril 2006

L'affaire d'Outreau

Entree qui fera grincer des dents en 8e position.

Je n'ai pas pu ne pas avoir un peu de compassion pour ce jeune juge Burgaud, lapide en direct a la tele par des deputes jouant les procureurs (emportes par la tache, sinceres dans leur desir de prevenir d'eventuels problemes similaires ou pour passer bien devant leurs electeurs?, je n'ose pas me poser la question) et les medias se prennant encore une fois pour la justice elle-meme. Aussi degoutant que l'erreur commise qui nous a rendu la.



Redescend en 10e position.

Parce que vraiment, il est trop injuste ce classement. Les accuses innocentes menacent de me faire un proces. Les journaux s'en melent. Mais je n'ai rien a craindre, j'ai confiance en la justice de notre pays. Ou je me trompe?

Remonte en 9e position.

Parce qu'il n'y a pas que des cas Outreau en France. La cour d'assises du Bas-Rhin a aujourd'hui condamne Christophe Beugnot, le beau-pere du petit Dylan, a la reclusion criminelle a perpetuite. La mere du petit a ete condamnee a 17 ans. Dylan est mort le 3 octobre 2003 a Strasbourg d'une hemorragie du pancreas associee a de multiples traumatismes, a la suite de plusieurs jours d'agonie au domicile conjugal. Affreux, tout ca.

Disparait du TOP 50 lors de la grande reorganisation de Fevrier 2007.

Note aux esprits curieux: pour un regard intelligent sur la justice, essayez le blog de Philippe Bilger.

vendredi 24 mars 2006

Le pognon et le mepris qui va avec

Entree meprisante en 47e position.

Revue de presse aujourd’hui de Michel Grossiord sur Europe 1 (disponible en podcast). Lu dans Le Parisien, les salaires de joueurs de foot du PSG. Kalou en tete avec 180.000€ par mois. Loin derriere, Fabrice Pancrate avec 25.000€ par mois. Qui s’explique: “Je ne l’ai pas vole. Avant, il y a eu 10 ans de boulot! Certains sont devenus electriciens mais personne ne les a obliges a faire ce métier.”



Disparait du TOP 50 lors de la grande reorganisation. Parce que vraiment, il me fait gerber, lui. Bien content de voir que le PSG est nul, encore un fois. ALLEZ L'OM! Non, Allez les Reds.