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dimanche 7 mars 2010

Il y avait un ton info dans les années 40, il y en aura un pour les années 2000

Vous vous souvenez du ton bien particulier, tout vieillot, des infos au cinéma ou au début de la télé? toujours le même, comme si c'était toujours le même type qui parlait de la même chose. Eh ben, j'ai bien l'impression que c'est pareil en matière de reportage de foot à la télé en ce moment: même phrasé, mêmes expressions courtes, même ton, tout est pareil, que ce soit sur Télé Foot ou au Canal Football Club, au point que je n'entends plus ce qu'ils disent. Même d'autres magazines sportifs surtout mais pas seulement ont emboité le chemin, comme si c'était la panacée. Seuls les Spécialistes échappent à la règle et c'est peut-être là que l'on reconnait les vrais professionnels. Dieu merci, les commentaires pendant les matches et les consultants travaillent eux à un niveau toujours plus haut, Dugarry en tête, quel talent!

mardi 23 février 2010

JO 2010: Relais du Biathlon: La Russie en or, la France en argent

Les Russes, dominées par le relais français jusqu'au 3e relais de Marie Dorin, décrochent finalement l'or olympique. Un titre qui semblait promis aux Bleues et qui leur échappe de peu. Marie Dorin et Sandrine Bailly ont du fournir un effort énorme pour revenir à seulement 32"8 des championnes olympiques et remporter l'argent, devant le relais allemand (+37"1). C'est la sixième médaille pour le biathlon français.

Après de tels JO sur le plan individuel, l'équipe de France féminine ne pouvait pas repartir de Vancouver sans une médaille collective. Et Marie Dorin ne pouvait pas, après son entrée en matière si rafraichissante en sprint, être celle qui torpillait le relais tricolore. Alors oui, les Bleues ont failli au tir. Mais avec un fond du tonnerre, et armées d'un courage fantastique, elles ont quand même décroché une superbe médaille d'argent…

Jusqu'ici tout va bien… Marie-Laure Brunet lançait ainsi parfaitement le TGV tricolore. Impériale au tir couché, la médaillée de bronze en poursuite s'accrochait aux basques de la Russe Svetlana Sleptsova jusqu'à l'exercice debout. Las, deux pioches venaient interrompre le beau parcours de la Française. Un temps seulement toutefois car très vite, Brunet revenait dans l'allure de Kati Wilhelm, décidément pas au mieux lors de ces Jeux Olympiques. Et sur la fin de parcours, la native de Lannemezan se permettait le luxe de lâcher l'Allemande et de dépasser la Russe qui venait d'abandonner les 15 secondes d'avance glanées lors du tir debout. Sylvie Becaert prenait donc le relais en tête. Sans lui faire injure, celle-ci faisait figure de possible maillon faible hexagonal. Mais à 35 ans, la Nordiste savait que ce relais constituait sa dernière chance de médaille olympique. Conséquence, elle se surpassait. Au tir, avec une seule petite pioche sur le debout. Et surtout en fond, où elle était au-dessus de ses adversaires directes, l'Allemande Simone Hauswald et la Russe Anna Bogaliy-Totovets. Elle offrait ainsi à Marie Dorin la place de leader avec 2'' d'avance sur ses poursuivantes. Et pour le podium, les affaires tricolores se portaient idéalement avec les quatrièmes, les Bélarusses, rejetées à près de 30 secondes.

Dorin dans le dur mais Bailly… Sauf qu'en biathlon, rien n'est jamais acquis, loin de là. Alors que la neige commençait très légèrement à faire son apparition, la médaillée de bronze du sprint craquait totalement au tir couché. Rattrapée par la pression, elle piochait ses trois balles et trouvait le moyen de rater encore deux cibles, ce qui était synonyme de deux tours de pénalité. Le titre olympique s'envolait définitivement. Restait alors à sauver ce qui pouvait l'être, à savoir une éventuelle médaille de bronze. Ce que Dorin faisait bien grâce à une glisse fabuleuse qui la propulsait à la 3e place juste devant l'Ukraine. Devant, la Russie survolait la piste avec 45'' d'avance sur l'Allemagne. Passée à côté de ses Jeux, Sandrine Bailly voyait là l'occasion de ne pas finir fanny. Une pioche au couché laissait néanmoins craindre le pire. Mais à l'image de ses compatriotes, «Sansan» disposait d'une qualité de glisse exceptionnelle pour reprendre sa 3e place. Et au debout, Andrea Henkel commettait deux fautes qui rendaient l'argent possible pour la Tricolore, auteure d'un sans-faute qui lui permettait de revenir à 6'' de l'Allemande. Dès lors, le suspense ne durait que quelques centaines de mètres car Bailly, par l'odeur de l'argent alléchée, avalait littéralement Henkel pour grimper d'un cran dans la hiérarchie, derrière des Russes qui conservent leur titre de main de maître.

Podium du relais F : 1. Russie 2. France 3. Allemagne

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Le film de la course

Bailly va chercher l'argent - 21:36
Sandrine Bailly est revenue sur Andrea Henkel et a déposé l'Allemande. La Française ne lâche rien et s'en va tout droit décrocher une belle médaille d'argent.

Bailly à la bagarre - 21:32
Sandrine Bailly vient de repasser devant Vita Semerenko, l'Ukrainienne. Elle la devance d'une seconde au pointage du km 3,2.

Bailly recule, l'or promis à la Russie - 21:31
Sandrine Bailly s'est fait passer par le relais ukrainien. La Française est sortie du pas de tir en 4e position, à 1'11"4. Les Russes sont intouchables. Olga Zaitseva est à 41"9 d'Andrea Henkel pour l'Allemagne.

Marie Dorin a le sens de l'honneur - 21:23
Après le fiasco de son premier tir, où tout semblait terminé, Marie Dorin a tout donné pour revenir et transmettre le dernier relais à Sandrine Bailly en...3e position ! Certes à plus d'une minute du podium (1'08"5) mais à une trentaine de secondes des Allemandes. L'argent est à la portée de Sandrine Bailly.

Dorin se ratrappe - 21:18
Marie Dorin se ratrappe un peu en remontant à la 6e place (1'12"2) après le deuxième tir.

Dorin met le relais en péril - 21:12
Marie Dorin a manqué son passage sur le pas de tir. La Française écope de deux tours de pénalités et réduit considérablement les chances de médaille française. Le relais dégringole à la 9e place à 1'14"6.

Becaert tient tête - 21:05
Sylvie Becaert a gardé la tête du relais, transmettant cette première place à Marie Dorin. Les Russes sont à 1"5 et les Allemandes à 2"0.

Brunet met les Bleues sur orbite - 20:47
Marie-Laure Brunet a transmis le relais à Sylvie Becaert en tête, alors qu'elle ne pointait qu'à la 4e place au précédent intermédiaire. Les Françaises sont donc devant les Russes, les Allemandes et les Ukrainiennes.

lundi 22 février 2010

J0 2010: Hockey: Exploit américain, force russe

Les Etats-Unis ont créé la sensation en battant le Canada (5-3), dimanche. Les voilà qualifiés directement pour les quarts, comme la Russie, victorieuse de la République tchèque (4-2) et la Suède, qui a dominé la Finlande (3-0). Le Canada devra passer par un match d'appui pour aller en quarts.



GROUPE A: Les Etats-Unis l'ont fait !

Les Américains n'étaient pas donnés favoris face aux locaux canadiens et ont créé un véritable exploit en l'emportant 5 à 3, dans l'un des sommets du "super dimanche". Ce succès est doublé d'une jolie prime puisque le Team USA, invaincu à Vancouver, termine en tête de son groupe et figure donc parmi les quatre formations qualifiées directement pour les quarts de finale. Le Canada, en dessous de son standing (deuxième de la poule), se voit obligé passer par un match supplémentaire, mardi, contre l'Allemagne pour faire partie du grand huit.

C'est la première fois que les Etats-Unis battent le Canada aux J.O. depuis leur quête vers le titre des Jeux de Squaw Valley en 1960. Pour en arriver là, les Etats-Unis ont marqué d'entrée, par Rafalski, dès la 41e seconde, puis ont maîtrisé le score malgré le harcèlement des locaux, auteur de 45 tirs (contre 22). Car si Staal est parvenu à égaliser (8:53), Rafalski a de suite remis ses équipiers devant au tableau d'affichage (2-1, 9:15). Pas découragés, Crosby and co ont bien rétabli la parité par Heatley, auteur de son quatrième but du tournoi (23:32), mais là encore il s'est trouvé un Américain, Drury en l'occurrence, pour dénoncer les errements inhabituels de la défense canadienne et porter la marque à 3-2 (36:46). Langenbrunner a ensuite profité d'une supériorité numérique pour faire le break (47:09). L'effort de Crosby pour revenir à 4-3 (56:51) suscita un espoir de courte durée, Kessler scellant la victoire américaine dans un filet désert (5-3, 59:15).

GROUPE B: Les Russes au dessus

C'était le premier volet d'un fabuleux triptyque au menu de cette journée de dimanche. Russie-République tchèque, soit le remake de la finale de 1998 à Nagano, remportée par les Tchèques (1-0). Un duel au couteau, entre deux adversaires très proches sur le papier. "La différence entre victoire et défaite est infime dans ce genre de match", confiait Jaromir Jagr avant la rencontre. Ce fut encore le cas dimanche mais, globalement, la meilleure équipe a gagné. Certes, la bande à Jagr est restée dans le coup jusqu'au bout, les Russes ont eu la plupart du temps la maîtrise du score et du match. Dominatrice los du premier tiers (12 tirs à 5), la Russie n'avait pas su capitaliser. Après l'ouverture du score d'Evgueni Malkin, en supériorité numérique (16e), les Tchèques avaient répliqué, également sur jeu de puissance (et même en double supériorité), par Plekanec, moins d'une minute avant la fin de la période.

Plus équilibré, le deuxième tiers allait néanmoins voir les Russes reprendre le score par l'intermédiaire de Viktor Kozlov (35e), sur un tir dos au but, presque à l'aveugle. Puis en tout début de troisième période (42e), Malkin, encore lui, donnait deux buts d'avance aux siens dans un angle fermé. Au départ de cette action, Alex Ovechkin avait mis une terrible boite à Jaromir Jagr, initiant le contre russe. Une des images du tournoi. Pas résignés, les Tchèques allaient revenir à 3-2 à cinq minutes de la fin grâce à Michalek. Trop peu, trop tard. Après la sortie de Vokoun, le gardien tchèque, Pavel Datsyuk clôturait le score à 12 secondes du terme dans le filet dégarni. Avec ce succès 4-2, la Russie, qui a enfin laissé entrevoir son fabuleux potentiel offensif, s'offre la première place du groupe et se hisse d'ores et déjà en quarts de finale.

GROUPE C: Suprématie suédoise

La Suède a remporté sans contestation le match décisif qui offrait l'un quatre billets automatiques pour les quarts. L'équipe championne olympique en titre, qui termine en tête de la poule, a marqué à deux reprises par Eriksson, à chaque fois en supériorité numérique, avec les complicités de Backstrom et de Johansson (06:41), puis avec le soutien de Franzen et à nouveau de Backstrom (38:08). Ce dernier a terminé le travail lui-même sur le troisième but (24:19), assisté de Sedin.

JO 2010: Ski: Bode Miller enfin en or!

Bode Miller a eu ce qu'il était venu chercher. A 32 ans, l'Américain a enfin décroché sa première médaille d'or olympique en remportant le Super-combiné dimanche, devant Ivica Kostelic et Silvan Zurbriggen. C'est la totale pour Bode à Vancouver, puisqu'il avait déjà de l'argent et du bronze !



Il ne lui manquait plus que ça. Le Graal olympique, Bode Miller l'aura enfin décroché ce dimanche du côté de Whistler au terme d'un slalom endiablé où le natif du New Hampshire a fait plier tous ses adversaires, notamment Ivica Kostelic. L'Américain aux deux gros Globes de cristal, quatre titres mondiaux et quatre breloques olympiques n'avait jamais réussi à se hisser sur la plus haute marche du podium durant les Jeux d'hiver. C'est désormais chose faite puisqu'il a remporté le Super-combiné. Tout cela après l'argent du super-G et le bronze de la descente. Quatre ans après son échec turinois, l'Américain a pris une douce revanche.

Bode Miller, 7e à l'issue de la descente, s'est imposé en 2'44''92, 33 et 43 centièmes devant Ivica Kostelic et Silvan Zurbriggen. D'un point de vue purement émotionnel, cette journée a fatigué plus que de raison le nouveau champion olympique : "Je ne sais pas encore combien de temps je peux continuer à ce niveau. C'est épuisant sur le plan émotionnel et physique", a lancé, radieux, Miller à l'arrivée. "Je ne peux pas demander plus", a-t-il ajouté.

Temps de référence de la descente, le Norvégien Aksel Lund Svindal, argent de la descente et or du super-G, a échoué dans sa quête d'une 3e médaille consécutive à Whistler. En retard sur Miller, mais en course pour le podium au 2e relevé chronométrique du slalom, le grand Scandinave est sorti en fin d'un parcours tracé par Ante Kostelic, le père et entraîneur d'Ivica. Le meilleur Français, Adrien Théaux, s'est classé 12e. Julien Lizeroux, vice-champion du monde de la discipline mais handicapé par une descente calamiteuse, a dû se contenter de la 18e place.

JO 2010: Le bianthlon français en argent

Martin Fourcade a tenu à remercier son frère aîné Simon, "source d'inspiration" et "modèle". A l'arrivée, il s'est presque excusé d'avoir gagné cette médaille à la place de son aîné. "Je t'aime", lui a répondu Simon. Les Fourcade nagent dans le bonheur.


Médaillé d'argent de la mass-start dimanche, Martin
M.F. : Cela a effectivement commencé un peu timidement pour moi. J'ai pensé que c'était fini après le premier tir (NDLR: Il était alors 28e sur 30 avec 2 fautes). Mais devant, des leaders n'ont pas su assumer leur rôle en laissant revenir derrière. Ensuite, je fais un gros dernier tour. C'est là que j'ai vu que la médaille était jouable. En fait, je suis allé chercher l'argent pour assurer au moins le bronze. En étant deuxième, je savais qu'il n'y aurait pas deux skieurs capables de me dépasser et que donc je serais sur le podium.

Vous attendiez-vous à être aussi fort sur les skis aujourd'hui?

M.F. : Je n'ai pas forcément été beaucoup plus fort que d'habitude mais je crois que les autres étaient très fatigués. J'étais peut-être plus frais et c'est ça qui a fait la différence. Après, dans le dernier tour, j'y suis allé à l'envie. J'ai rattrapé Vincent Jay, j'ai rattrapé Christoph Sumann et là, je me suis mis à y croire très fort.

Comment avez-vous vécu les médailles de vos coéquipiers lors des premières épreuves pendant que vous vous étiez en retrait?

M.F. : Pour moi le début des Jeux a été compliqué avec des courses où je ne suis pas à mon niveau. D'un côté, on est content pour les autres mais il y a aussi la déception personnelle. J'attendais beaucoup mais ça ne payait pas. J'ai vécu des moments difficiles après le sprint. On a tous pleuré dans nos chambres. Certains de bonheur, d'autres de tristesse. Cela allait mieux après le 20 km (14e). L'ambiance dans l'équipe a évidemment joué même si je peux pas quantifier cet apport. Cette réussite collective montre que ce n'était pas de la chance. Je pense sincèrement qu'aujourd'hui je ne suis pas considéré comme une surprise.

Parlez-nous de Simon, votre frère, et de ce qu'il vous apporte?

M.F. : J'ai une grande pensée pour Simon (14e). C'est grâce à lui que je suis là. Ca fait 5 ans que je vis avec lui, qu'on partage la même passion. On fait des sacrifices ensemble. Simon est un gros bosseur, peut être le plus gros du circuit, voire de tous les sportifs français. Quand on vit avec lui, on a l'impression d'être un fainéant. Il se donne toujours à 100%. Je suis plus jeune alors j'ai sans doute besoin qu'on me pousse. Je le remercie sincèrement. Il a toujours été mon modèle. C'est aussi une source d'inspiration au tir. Naturellement, j'ai peut être moins tendance à travailler que lui. Et en plus, il y avait mes parents. J'ai aussi vu les panneaux de mon village c'est un grand moment. J'ai envie de les serrer dans mes bras.

dimanche 21 février 2010

33e Coupe de l'America: C'est déjà fini

Oracle Sun Racing ramène le trophée aux Etats-Unis après deux petites régates sans suspens...

Le challenger BMW Oracle et le defender Alinghi attendent le départ de la première manche de la 33e édition de la Coupe de l’América, au large des côtes de Valence (Espagne), le lundi 8 février 2010.

Beaucoup de bruit et de frais d’avocats pour rien. L’interminable bisbille entre Alinghi et Oracle a accouché d’une compétition à très vite oublier. Deux régates et puis s’en va, Oracle a confirmé sa domination sur le défi suisse. Après un détour par la Suisse (enfin par Valence pour les régates) la Coupe de l’America retourne aux Etats-Unis.

mercredi 17 février 2010

JO 2010: Snowboardcross et Combiné: Et 3 de plus, la moisson continue!

La snowboardeuse française Déborah Anthonioz a fait mieux que Tony Ramoin, bronzé la veille, en décrochant la deuxième place du concours de snowboardcross féminin.

La joie de la snowboardeuse française Déborah Anthonioz, médaillée d'argent le 16 février 2010 à Cypress Mountain près de Vancouver. (AFP Mark Ralston)

Les jours se suivent et se ressemblent: après le bronze surprise de Tony Ramoin la veille, c'est Déborah Anthonioz qui a saisi l'opportunité en glanant la médaille d'argent de l'épreuve de snowboardcross dames remportée par la Canadienne Maelle Ricker, mardi à Cypress Mountain.

«Et si on avait une surprise comme chez les garçons ?», avait glissé avant même les qualifications Joël Franitch, le patron du snowboard tricolore, en pensant à l'exploit de Tony Ramoin.

Les Françaises, et particulièrement Déborah l'expérimentée (31 ans) l'ont écouté faisant fi des énormes palmarès d'adversaires telles l'Américaine Lindsey Jacobellis ou la Norvégienne Helene Olafsen.

Anthonioz a évité les pièges de ces courses à quatre où la moindre faute, le moindre contact peut être fatal, pour franchir chaque étape, entraînant dans son sillage les novices Nelly Moenne Loccoz (19 ans) et Claire Chapotot (20 ans) jusqu'en phase finale

Si Chapotot était stoppée en quarts de finale, Anthonioz et Moenne Loccoz se retrouvaient dans la même demi-finale où elles profitaient de la bataille en tête qui coûtait la sortie de Jacobellis, la médaillée d'argent de Turin.

Deuxième de sa demi-finale, Anthonioz n'avait plus rien à perdre. En rideuse expérimentée, elle a allié prudence et agressivité aux moments opportuns, évitant une fois de plus les écarts et les contacts qui étaient fatales pour Olafsen puis la Suissesse Olivia Nobs.

A l'arrivée, Ricker s'imposait avec une large avance, au grand bonheur du public canadien, prenant sa revanche sur la finale de Turin où elle avait chuté très vite pour finir à l'hôpital.

Et c'est Déborah, athlète de poche (1,65 m pour 52 kg) à la longue chevelure dépassant de son casque, qui apparaissait sur le haut du dernier saut pour finir sa course vers un argent inespéré et tomber dans les bras de la gagnante avant de rejoindre un clan français aux anges.

Moenne Loccoz terminait pour sa part à la deuxième place de la petite finale derrière Jacobellis, synonyme de 6e place pour sa première expérience olympique.

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Deux médailles de plus pour les Français
Par DINO DIMEO (à Vancouver)

Un couple en bronze: La biathlète de Lannemezan, Marie-Laure Brunet a remporté hier le bronze du 10 km poursuite, quelques heures avant son compagnon Vincent Jay, qui en a fait de même chez les hommes sur 12,5 km, derrière le Suédois Björn Ferry (or) et l’Autrichien Christoph Sumann.

(lu sur Libe)

mardi 16 février 2010

JO 2010: Snowboardcross : Nouvelle médaille pour la France

Le clan français attendait en snowboardcross une médaille de Pierre Vaultier le numéro 1 mondial, ou d'un des frères De Le Rue, Paul-Henri ou Xavier. Mais c'est le quatrième Mousquetaire, l'inattendu Tony Ramoin, qui s'est offert le bronze lundi pour la quatrième médaille de la France aux JO de Vancouver.

Pour sa première participation aux Jeux, Ramoin, 21 ans, a damé le pion aux meilleurs, éliminant même en quart de finale Vaultier, le l'ogre vorace de la Coupe du monde, aux quatre victoires en cinq épreuves.


"Le premier round des qualifications a été difficile, j'étais stressé", a déclaré radieux Tony Ramoin, qui a appris le snowboard dès l'âge de cinq ans dans les Alpes du Sud, à Isola 2000. "J'ai eu du mal à me mettre en place, mais je me suis détendu dans le deuxième run. Etre 14e en qualifications, c'est une bonne place pour moi. Ensuite, je savais qu'à quatre tout était possible", a expliqué Ramoin.

Son destin s'est précipité en quart de finale dans un run à quatre en compagnie de Vaultier. A la bagarre, Pierre et Tony dans cet ordre se touchaient. Mais la chute de Drew Neilson devant eux profitait à Ramoin qui se glissait dans la brèche pour finir deuxième devant Vaultier. Le numéro 1 mondial, dont la moins bonne place était deuxième cette saison, était éliminé à la surprise générale.

Ramoin, champion du monde junior en 2005, franchissait l'obstacle de la demi-finale. Inattendu membre du dernier carré, il s'arrachait pour le bronze derrière l'Américain Seth Wescott qui a conservé son titre conquis à Turin en résistant au Canadien Mike Robertson médaillé d'argent. L'Américain Nate Holland a fini quatrième de cette finale.

Ramoin a sauvé l'honneur de la puissante équipe de France de snowboardcross décimée lundi. Xavier De Le Rue, le double champion du monde et trois fois vainqueur de la Coupe du monde, était éliminé sur chute en 8e de finale alors qu'il menait son run.

"C'est incroyable, je ne comprends pas", a déclaré Xavier sorti 4e des qualifications. "J'étais nickel, bien dans la tête, mais un truc m'a pris la carre et m'a fait manquer la porte. D'habitude je ne suis pas top en qualif, mais là j'avais le feu sous la planche".

Son frère Paul-Henri, médaillé de bronze à Turin, a été éliminé lui aussi sur chute en 8e de finale.

"En qualif, je gère d'habitude bien la pression. Mais dans le premier virage du premier run d'entraînement, j'ai eu des sensations super mauvaises. En 8e de finale j'aurais dû suivre le conseil du "coach" qui m'avait dit de prendre l'intérieur et j'ai pris l'extérieur...", a expliqué Paul-Henri. "La neige était difficile à rider, elle était intransigeante, avec des trous. J'ai toujours le rêve olympique et encore quatre ans pour le réaliser".

Après sa déception légitime, le trio de gros bras français a fait corps avec Ramoin.

"On a une équipe soudée, que ce soit eux ou moi, on avait tous envie d'une médaille française", a reconnu Ramoin.

Paul-Henri De Le Rue a tenu à rendre hommage à Karine Ruby, la première médaillée d'or du snowboard en 1998 à Nagano, disparue en montagne en vivant sa passion au printemps dernier. "Je lui dédie ma médaille de Turin, elle m'a beaucoup apporté", a déclaré le champion au micro de France2. AP

(lu dans le Nouvel Obs)

lundi 15 février 2010

JO 2010: Combiné: L'or aussi pour Lamy Chappuis

Et de deux! Après Vincent Jay, un autre Français remporte l'or olympique à Vancouver. Dans l'épreuve de combiné nordique, Jason Lamy Chappuis s'est donné au maximum dans une épique course de fond. Propulsé favori, il avait été moyen dans l'épreuve de saut à ski mais a remporté de haute lutte le sprint final.


L'histoire est belle, presque de l'ordre du mythe. Quand on s'appelle Jason, après tout, il ne peut être question que d'or. D'or chèrement acquis certes, mais ô combien mérité. Intouchable en Coupe du monde cette saison, promis au globe de cristal avant même de prendre part à la ruée vers l'or de Vancouver, Jason Lamy Chappuis a parachevé son oeuvre ce dimanche en décrochant le graal: un titre de champion olympique à l'âge de 23 ans. Dix-huit hivers après un certain Fabrice Guy, son conseiller technique, qui fit la fierté du combiné nordique tricolore à Albertville, en 1992.

Déjà apparu à son avantage quatre ans plus tôt à Turin, Jason Lamy Chappuis, alors âgé de 19 printemps, avait dû se contenter d'une encourageante et frustrante quatrième place, trop juste en fond pour prétendre au podium. Or, sur la piste de Whistler, c'est précisément dans cet exercice de glisse que le Jurassien a fait la différence. Cantonné au cinquième rang à l'issue du saut - un bond de 100m limité par un vent sournois qui aura attendu les derniers dossards pour se lever sur les hauteurs du petit tremplin olympique - l'intéressé a englouti une à une ses secondes de retard pour très vite figurer dans le peloton d'honneur. Et ainsi garder intactes ses chances de sacre.
Toujours placé

Débarrassé de cadors tels que le Finlandais Hannu Manninen, le Norvégien Magnus Moan et l'Autrichien Felix Gottwald - autant de dauphins au classement général de la Coupe du monde qui n'ont pas su comme lui surfer sur les caprices d'Eole - Jason Lamy-Chappuis est rapidement parvenu à revenir dans le sillage de l'Américain Todd Lodwick, son principal rival annoncé après le saut, aidé en cela par la relative confusion née de la chute prématurée du premier de cordée, le Finlandais Janne Ryynaenen, qui s'était distingué en atteignant les 105 mètres au bas du tremplin.

Auteur d'une course intelligente, toujours placé, jamais véritablement distancé, "Jez" a tout juste lâché du lest dans le dernier kilomètre, d'abord surpris par l'attaque kamikaze du Japonais Norihito Kobayashi, puis par le contre violent de l'Américain Johnny Spillane. Seulement cette double estocade n'aura pas suffi à déstabiliser le vrai patron du circuit, revenu du diable vauvert dans l'ultime ligne droite pour tenir en respect le pugnace Italien Alessandro Pittin, et coiffer au poteau Spillane sur la ligne d'arrivée, pour quatre petits dixièmes.

"Dans la dernière ligne droite, t'as pas le droit de ne pas tout donner, déclarait-il à bout de souffle, sitôt ses esprits retrouvés. J'ai été vraiment au fond de moi-même et c'est vraiment impressionnant de passer la ligne en premier!" Une émotion qu'avait partagée le biathlète Vincent Jay quelques heures auparavant. Oui, les Jeux de Vancouver sont bien nés pour la délégation française... Et on en redemande!

(lu sur le JDD)

dimanche 14 février 2010

JO 2010: Biathlon: Jay champion olympique

Vincent Jay offre à la France sa première médaille d'or.

Quatre ans après Vincent Defrasne, paré d'or à Turin sur la poursuite, Vincent Jay décroche ce dimanche le titre olympique du sprint 10 km. Le biathlète des Menuires, infaillible au tir, devance sur le podium le Norvégien Emil Svendsen et le Croate Jakov Fak alors que les favoris, Ole Einar Bjoerndalen en tête, se sont heurtés à des conditions météo difficiles. 24 heures après la médaille de bronze de Marie Dorin, le biathlon rapporte à la France sa deuxième breloque dans ces Jeux de Vancouver.

Eh ben on démarre fort...

(lu sur Le Monde)

Les nouveaux sports pour Vancouver



(lu dans L'actu en patates sur Le Monde)

33e Coupe de l'America: 2e manche en streaming live sur YouTube

Cette seconde manche de la 33e Coupe de l'America qui devait débuter à 10h ce matin, heure locale, a été reportée, à cause des conditions météo. Toujours à suivre ici, sur YouTube. En attendant, faites autre chose, mais l'attente vous sera remerciée, j'en suis sur.

Tournoi 2010: la France l'emporte contre l'Irlande

Le XV de France marque sa deuxième victoire du tournoi des 6 nations, 33 à 10, laissant l'Irlande dire adieu au grand chelem.

Le XV de France a remporté sa deuxième victoire (33-10) dans le Tournoi des six nations de rugby aux dépens de l'Irlande, le tenant du titre qui a subi sa première défaite depuis novembre 2008, samedi au Stade de France lors de la 2e journée.

Le XV de France, déjà vainqueur (18-9) en Ecosse dimanche dernier et annoncé au pays de Galles le 26 février, prend provisoirement la tête du classement avant le déplacement de l'Angleterre en Italie, dimanche (15h30 GMT, 16h30 françaises).

Les Irlandais, qui n'avaient perdu aucun match depuis le 15 novembre 2008 (3-22) et une défaite contre la Nouvelle-Zélande, perdent toute possibilité de rééditer le Grand Chelem de l'an passé et auront la lourde tâche de rebondir en Angleterre le 27 février.

Appuyés sur une défense intransigeante, les Français menaient confortablement (17-3) à la pause. Après l'ouverture du score sur pénalité de Morgan Parra (18e), ils inscrivaient le premier essai par William Servat à la suite d'une série de mêlées victorieuses à cinq mètres de la ligne irlandaise. Parra transformait (10-0, 27e).

L'ouvreur irlandais Ronan O'Gara ouvrait le compteur irlandais sur une pénalité dès le renvoi, mais le centre Yannick Jauzion doublait la mise à la 30e minute suite à une percée de Bastareaud et une passe sautée de François Trinh-Duc. Parra assurait une nouvelle fois la transformation.

La domination française s'amplifiait à la reprise. Vincent Clerc et Clément Poitrenaud se voyaient refuser un essai en contre par l'arbitrage vidéo. Mais sur une enième phase de domination, l'arrière inscrivait le troisième essai français à l'heure de jeu sur une nouvelle passe sautée de Trinh-Duc, bien relayée par Bastareaud.


Parra transformait avant d'ajouter un drop (27-3, 63). Dans la foulée, le 3e ligne David Wallace sauvait l'honneur irlandais et O'Gara transformait mais Parra, intransigeant, ajoutait une nouvelle pénalité avant de servir Michalak, entré en jeu, pour un drop final.

(lu sur Libé)

samedi 13 février 2010

JO 2010: Biathlon: Ca commence fort pour les Francais

Marie Dorin: "C'est fou, c'est dingue". Elle est sur le podium olympique.

Marie Dorin a apporté la première médaille au clan tricolore ce samedi en prenant la troisième place du sprint en biathlon. La jeune Française a terminé derrière la Slovaque Anastazia Kuzmina et l’Allemande Magdalena Neuner. "Le but était d'être dans le relais olympique et au départ il y avait un peu de stress car je me suis dit que c'était quand même une course importante. C'est génial, je ne m'y attendais pas du tout. C'est incroyable que ça m’arrive à moi. C'est fou, c'est dingue", s’est félicitée Marie Dorin.

(lu sur Le Monde)

JO Nordiques 2010: C'est parti

La mort du lugeur géorgien Nodar Kumaritashvili a hanté la cérémonie d'ouverture vendredi soir à Vancouver. Mais le show continue. En célébrant pour la première fois la cérémonie d'ouverture dans un stade couvert, les organisateurs des JO 2010 de Vancouver pensaient trouver un refuge, symbole de la trêve olympique, et le moyen d'oublier les aléas climatiques qui empoisonnent l'organisation des premières épreuves. Mais la tragédie a rattrapé la cérémonie festive : la mort du Géorgien Nodar Kumaritashvili après un accident de luge à l'entraînement vendredi après-midi a peuplé l'esprit des 55.000 spectateurs et suscité les émotions les plus fortes de la soirée. L'ensemble de la cérémonie a été dédiée à la mémoire du lugeur et les sept autres athlètes de la délégation géorgienne ont reçu une longue ovation lors du défilé des nations. Portant écharpe et brassard noirs, ils ont défilé d'un pas cérémonieux sans saluer la foule qui se levait à leur passage. Avant la cérémonie, ils avaient déjà indiqué qu'ils maintenaient leur participation aux JO pour respecter l'esprit olympique. Dix-huit mois après les prouesses pyrotechniques et les acrobaties de masse de la cérémonie d'ouverture de Pékin, les créateurs de la cérémonie ont proposé un spectacle au format un peu plus ''intime'' pour encadrer les passages obligés (défilé, discours des athlètes et des officiels, arrivée de la flamme olympique). Après le saut spectaculaire d'un snowboardeur à travers les anneaux olympiques, les chorégraphies ont fait la part belle aux peuples autochtones du Canada, d'abord avec l'entrée des représentants des quatre communautés amérindiennes du territoire des JO puis par une grande danse unissant symboliquement l'ensemble des peuples. Après le défilé des 82 délégations où les athlètes canadiens ont été logiquement les plus chaleureusement applaudis, l'identité canadienne a ensuite été déclinée par une gigue à grande échelle au son des violons. Après l'ouverture officielle des Jeux par la gouverneure générale du Canada Michaëlle Jean et les serments prononcés par la hockeyeuse Hailey Wickenheiser et le juge de patinage de vitesse Michel Verrault devant une grande majorité des 2.700 athlètes engagés, le Canada a exposé une série de symboles nationaux : le pilote de F1 Jacques Villeneuve, l'acteur Donald Sutherland ou l'astronaute Julie Payette ont escorté le drapeau olympique. La scène finale de la cérémonie a mis fin au mystère du dernier porteur de flamme en proposant non pas une mais quatre légendes sportives canadiennes : le hockeyeur Wayne Gretsky, le basketteur Steve Nash, la skieuse Nancy Greene et la patineuse Katrina LeMay Doan... Cette dernière n'a cependant pas participé à l'embrasement de la vasque olympique stylisée en raison d'un problème technique. Même pendant la parenthèse théoriquement enchantée de cette cérémonie, les organisateurs n'ont pu oublier que le plus dur commence pour eux et les sportifs.


La vasque olympique a été allumé par trois des quatre derniers relayeurs, vendredi, au BC Place. Et pour cause, l'un des quatre piliers ne s'est jamais levé ! (REUT)


(lu sur MSN)

vendredi 12 février 2010

33e Coupe de l'America

La 33e coupe de l'America vient de démarrer à Séville, en Espagne, avec une victoire probante de BMW Oracle Racing. C'est la 1e coupe qui se dispute entre multi-coques, mais toujours avec la même différence de concept entre la légereté suisse d'Alinghi et le rouleau-compresseur américain BMW Oracle Racing.

Alinghi le suisse (50m de hauteur
de mat, 22m de largeur et 27,4m de longueur), les tenants du titre, y affronte BMW Oracle Racing l'américain (55m de hauteur de mat, 27,5m de lageur et 30m de longueur) et la première régate semble avoir été une simple formalité malgrè un vent jugé a priori favorable aux Suisses.

Les américains se sont qualifié sur tapis vert, tous les autres challengers ont abandonné, ce qui a indéniablement retiré du suspense à la compétition en nous lançant directement dans le bain sans l'attrait par sa longue sélection de la traditionnelle Coupe Louis Vuitton.


Alinghi les Suisses


L’équipe suisse est née en 2000 et s’est développée autour d’un groupe de marins déjà plusieurs fois vainqueurs de l’America’s Cup. A Auckland en 2003, Alinghi rencontre le succès dès sa première participation. Le team d’Ernesto Bertarelli remporte le prestigieux trophée par 5 victoires à 0 face aux « blacks » de Team New Zealand. La Suisse entre alors dans l’histoire en ramenant l’Aiguière d’Argent pour la première fois en Europe après 152 ans d’absence.

En juin 2007, Alinghi réussit parfaitement sa défense en battant son Challenger Emirates Team New Zealand par 5-2 sur le plan d’eau de Valencia et notamment en remportant d’une seule seconde un dernier duel haletant !

L’équipe porte les couleurs de la Société Nautique de Genève (SNG). Ernesto Bertarelli, l’homme aux commandes d’Alinghi, est aussi un membre clef de la cellule arrière.

Outre l’impressionnante expérience de personnages incontournables de la Cup comme le skipper Brad Butterworth, les équipiers Simon Daubney, Murray Jones, Dean Phipps et Warwick Fleury ou encore Grant Simmer qui coordonne le design team, Alinghi dispose désormais des connaissances d’experts français du multicoque : Alain Gautier, Loïck Peyron et Franck Proffit.

Le bateau

Le catamaran du Defender a été dessiné par le Alinghi Design Team sous la direction de l’architecte Rolf Vrolijk, Grant Simmer et avec la collaboration de Nigel Irens et des Français Benoît Cabaret et Alain Gautier.

La construction du bateau suisse a nécessité 100 000 heures de travail au chantier Décision de Villeneuve où il a été mis à l’eau le 8 juillet dernier. Ce catamaran est le fruit de l’expertise acquise par le team helvétique à bord des multicoques de lac que sont le Décision 35 « Alinghi » et le catamaran de 41 pieds « Alinghi Black ».

Après des premiers entrainements sur le Lac Léman, Alinghi 5 fut testé et développé, tout d’abord à Gènes en Italie, puis à Ras Al Khaimah aux Emirats Arabes Unis. Le bateau a ensuite rejoint Valencia par cargo où il a été remis à l’eau le 5 janvier pour son ultime préparation en vue de la 33e America’s Cup.

Outre son immense et puissant gréement et ses étraves « perce vagues », l’une des innovations majeures d’Alinghi 5 réside sûrement dans ces fameux appendices en forme de « S », installés sur les flotteurs et servant à la fois de foils (plan porteur) et de dérive. Un moteur est utilisé pour actionner les winches et déplacer l’eau dans les ballasts entre les deux coques.




BMW Oracle Racing les américains


Le Team BMW ORACLE Racing a été fondé par Larry Ellison en mai 2000 avec comme mission de mettre en œuvre les moyens nécessaires pour remporter l'America's Cup. Cette équipe de haut vol a été finaliste de la Louis Vuitton Cup en 2003 et demi-finaliste en 2007.

Riche d'un groupe de navigants solide et de talentueux, BMW ORACLE Racing a formé un équipage spécifique dédié à la 33e America's Cup. D'autres membres du sailing team font de la compétition au plus haut niveau sur le circuit des RC 44, la MedCup, le circuit de match racing ou à l'occasion du Louis Vuitton Trophy.

Le 13 Juillet 2007, le team a lancé officiellement un défi pour la 33e America's Cup à la Société Nautique de Genève, et 12 jours plus tard, le nouveau directeur général de l'équipe était annoncé : le triple vainqueur de l'America's Cup Russell Coutts (NZL) rejoignait BMW ORACLE Racing pour cette 33e édition.

Pour la préparation de cette Coupe, le challenger a eu trois principales bases d'opération, d'abord à Anacortes (Washington) où se situe le chantier naval, puis à San Diego, en Californie, où l'équipe a passé 16 mois à la préparation de la 33e America's Cup, et enfin à Valencia, où les entraînements sur l'eau ont repris avant le Match.

Le 22 août 2008, le nouveau trimaran de 90 pieds de l'équipe a été dévoilé à Anacortes, WA (USA). Trois jours plus tard, le multicoque a touché l'eau et le 9 septembre, l'équipe a hissé les voiles et navigué pour la première fois.

Le 4 janvier 2010, le bateau de l'équipe BMW ORACLE Racing est arrivé à Valencia. Le 19 janvier USA a navigué dans les eaux espagnoles pour la première fois.

le bateau


Une équipe de plus de 30 architectes et scientifiques est à l'origine de la conception novatrice du trimaran géant de BMW ORACLE, sous la direction de Mike Drummond, Design Director, et du coordinateur de la cellule architecturale, Ian «Fresh» Burns

Avec près de 150 000 heures de travail pour la construction, réalisée sous la direction de Mark Turner et Tim Smyth, le trimaran offre la possibilité de naviguer soit avec un mât et des voiles dites « classiques » en tissus composites, soit avec une immense aile rigide d'une hauteur plus de 68 mètres (220 pieds) au dessus du pont. Avec des dimensions supérieures à deux fois la taille d'une aile de Boeing 747, l'aile du trimaran est la plus grande jamais conçue pour un bateau à voile. Sorti de chantier pour la toute première fois le 8 Novembre, ce gréement futuriste est composé d'un élément principal avec neuf volets. Il est fabriqué à partir d'un film utilisé en aéronautique tendu sur une structure ultra légère en carbone-kevlar.

Le 22 août 2008, le trimaran de 90 pieds est sorti de chantier à Anacortes, WA (USA) et il a été mis à l'eau trois jours plus tard pour une série d'essais en mer et de tests. Le 4 Janvier 2010, le bateau de BMW ORACLE Racing est arrivé à Valencia et le 19 Janvier, USA a navigué sur les eaux Valenciennes pour la première fois.


La régate

La journée historique tant attendue est arrivée. Ce vendredi 12 février 2010, le Defender Alinghi et le Challenger BMW ORACLE Racing ont disputé la première manche du 33e America’s Cup Match.

Près de trois heures de course où, après avoir infligé une pénalité à l’équipage suisse avant le départ, le trimaran américain a démontré sa puissance technologique, au près comme au portant, et emporté la mise avec plus d’un quart d’heure d’avance sur son adversaire.

Retardé dans l’attente d’une bascule du vent de Nord-Ouest au Sud-Sud Est, le coup de canon de ce premier duel a retenti à 14h35 sur le plan d’eau de Valencia.

Chaud au départ !
Prioritaire en tribord, le barreur d’USA, James Spithill est entré, sur une coque et à 24 nœuds, dans la zone de pré-départ. Le bateau suisse était sur sa trajectoire et les deux multicoques sont montés au dial-up (bateaux arrêtés face au vent, bord à bord, comme le faisaient les Class America et comme on le fait en Match Race). Pourtant, les marins des deux concurrents avaient annoncé ces derniers jours qu’il y avait peu de chances de voir cette figure de style avec de tels bateaux….

C’est alors que l’équipage américain a protesté, estimant que le catamaran suisse ne s’était pas écarté suffisamment tôt lors de ce premier croisement. Les arbitres ont donné raison au Challenger et le Defender a écopé d'une pénalité. 



Ce n’était pas fini. Au coup de canon, c’est Alinghi 5 qui s’est élancé seul alors que le trimaran américain était arrêté, sans voile d’avant, et au-dessus de la ligne. USA a pris le départ 1 minute et 27 secondes après son adversaire.



Plus haut, plus vite
Avec 8 nœuds de Sud-Sud Est, les multicoques ont effectué ce bord de près à une vitesse allant de 16 à 22 nœuds, avec un avantage constant pour USA qui effectuait un meilleur cap.

Peu après le premier tiers, le trimaran américain a doublé son adversaire et n’a cessé ensuite d'augmenter son avance. Le vent est monté et l'équipage américain a alors enroulé son génois pour naviguer sous « aile » seule pendant plusieurs minutes. 

Les deux multicoques n’ont effectué que deux virements en haut du parcours pour se positionner en layline avant de laisser la marque à tribord. Deux virements avec des angles d’environ 90° degrés, sans surprise pour des multicoques, mais avec une vitesse de relance vraiment impressionnante pour les deux concurrents. 


Dans ce premier bord, le Defender n’a jamais vraiment réussi à revenir sur l’équipage de James Spithill qui a passé la bouée avec 3 minutes et 21 secondes d’avance. Le trimaran « ailé » a ainsi terminé ce louvoyage, plus d’un kilomètre devant son adversaire, gagné 4 minutes et 48 secondes sur lui depuis le départ et effectué ces premiers 20 milles en 1h29.



Le portant, ça creuse

L’écart s’est ensuite constamment creusé au portant, avec un seul empannage en 20 milles pour USA. Le retard du Defender se chiffrait à plus de trois kilomètres sur la ligne d’arrivée. 


Le catamaran, barré conjointement par Ernesto Bertarelli et Loick Peyron, a effectué sa pénalité après la ligne. Cependant, il n’est pas revenu entièrement au-dessus de celle-ci avant de la recouper. Quelques minutes plus tard, le Defender a donc dû la franchir une seconde fois pour valider définitivement son arrivée. Le « delta » final de cette première manche est de 15’28’’.

Le résultat (avant jury) de ce premier duel de la 33e America’s Cup est donc de 1-0 pour le Challenger BMW ORACLE Racing. Prochain rendez-vous sur le plan d’eau valencien programmé dimanche 14 février à 10h00.



Deuxième régate dimanche à 9h55

En cas de défaite des tenants du titre suisses, vue que ça se joue sur 3 régates, une victoire américaine serait synonyme de victoire totale et de retour de la coupe au "bercail".

jeudi 11 février 2010

JO de Vancouver: J-1

Allez vous regarder les JO de Vancouver ?

Les jeux olympiques débutent ce week-end. Ces jeux se déroulant à Vancouver, il y a 9 heures de décalage horaire avec la France. Si vous voulez voir les épreuves olympiques en direct, il faudra veiller la nuit puisqu’en France, les épreuves se dérouleront entre 19h et 6h du matin.

A suivre ici, le site officiel des JO d'hiver de Vancouvert, avec ses sports toujours aussi mediatiques tels que le biathlon, la luge, le saut à ski, et j'oubliais le curling...

JO 2010: Ski: Le tibia de Vonn fait jaser Whistler

C’est à croire que Lindsey Vonn est tellement forte qu’elle s’impose des handicaps pour redonner de l’espoir à ses concurrentes et de l’intérêt à son sport.
10 février 2010
Vancouver


Elle avait un peu gâché sa fête aux Mondiaux de Val d’Isère en s’entaillant le pouce sur une bouteille de champagne sans doute prématurée. Cet hiver, elle nous a refait le coup de la bandée manchote en se cassant à la main à Lïnz pour courir une nouvelle fois avec une atèle. Cette fois, ce sont ses avant-Jeux que la meilleure skieuse du monde aborde dans le doute. Blessée dans un entraînement de slalom à Kaprun, en Autriche, mardi dernier, l’Américaine a une plaie profonde au tibia et une intense douleur lorsqu’elle enfile ses chaussures de ski.


Difficile de croire qu’une telle championne se cherche des excuses avant l’unique compétition où elle n’a encore rien gagné. Pas d’intox, donc, et des espoirs renaissants pour ses adversaires, notamment dans l’épreuve reine, la descente, où elle paraissait intouchable. Sûr que les Paerson, Riesch, et chez nous Marie Marchand-Arvier ou Ingrid Jacquemod voudront profiter de l’aubaine. Vonn décidera la semaine prochaine après les premiers entraînements si elle est en état de défendre ses chances. Il serait terrible que ce ne soit pas le cas, surtout en l’absence de l’autre starlette de la discipline, la jeune Suissesse Lara Gut, blessée depuis le début de la saison. Reste aussi que si Vonn courait et s’imposait dans ces conditions, sa légende en sortirait encore renforcée, démontrant que rien ne peut l’arrêter. En tout cas, on commence à parler autant du tibia de Lindsey, ici à Vancouver, que l’on parla du genou de Zizou en d’autres circonstances.

(lu sur Le Monde)

mardi 9 février 2010

Saints win their first Super Bowl

NFL Replay: Aggressive tactics boost mighty Saints to first title
By Jarrett Bell, USA TODAY

Alas, on the heels of the New Orleans Saints' 31-17 victory against the Indianapolis Colts in Super Bowl XLIV, one more installment of our NFL Replay awards…


Stud of the week: Drew Brees. The Super Bowl MVP completed 82.1% of his passes, tying a Super Bowl record with 32 completions off his 39 throws, including two for touchdowns. The completion rate was second-best in Super Bowl history. That's the way to leave a mark in a big game. Again. During the Saints' three-game postseason run, Brees threw eight TD passes — and zero picks.



Defensive player of the week
: Tracy Porter. The second-year cornerback iced the game with his 74-yard, pick-six of Peyton Manning late in the fourth quarter, squashing the Colts' hopes much like he put a dagger in Vikings' dreams with a clutch, final-minute interception of Brett Favre in the NFC Championship game. Talk about clutch.

Special teamer of the week: Garrett Hartley. The Saints rookie kicker followed up his clutch, game-winning field goal in overtime of the NFC title game by becoming the first player to boot three field goals of at least 40 yards in a Super Bowl — connecting on kicks of 46, 44 and 47 yards. And at least two of the kicks boomed through with such force that they might have been good from 60.

Rookie of the week: Jonathan Casillas. Rumor has it that the linebacker from Wisconsin recovered the onside kick at the start of the second half, while somehow at the bottom of the massive pile of bodies. Originally, it was announced that Chris Reis made the recovery for the Saints, but Casillas was subsequently credited for the clutch haul.

Comeback player of the week: Jeremy Shockey. When the Giants sprung the big upset that ruined the Patriots' chance for a perfect season a couple of years ago, Shockey was out of commission with a broken fibula. Sure, he received a ring. But he never played another game with the Giants. Now he'll get another ring — and the memory of snagging a 2-yard pass that was the game-winning touchdown.

Unsung hero of the week: Joseph Addai. The Colts running back had 135 yards from scrimmage, rushing 13 times for 77 yards and a touchdown, and tallying 58 yards on seven receptions. Addai's number, however, wasn't called on the pivotal third-and-one before halftime.

This week's genius: Sean Payton. The Saints' aggressive head coach didn't suddenly clam up while on the game's biggest stage, showing much courage with his gutsy calls. Payton is the only coach in Super Bowl history for call for an onside kick to open the second half … and it worked. It didn't matter that other gambles failed, such as a red-zone reverse and his decision to go for it on fourth-and-goal from the 1-yard line. His decision to use a replay challenge to reverse the incompletion call on the 2-point conversion was another brilliant move that reflected his all-or-nothing mentality.

Second guess of the week: After its defense stuffed the Saints with a goal-line stand late in the second quarter, the Colts promptly lost momentum by going three-and-out. After getting the ball on the 1-yard line with 1:49, the Colts called three consecutive running plays to provide some room to operate. But after Mike Hart was stuffed on third-and-1, the Saints forced a punt that resulted in a short field that enabled a 44-yard field goal that cut the lead to 10-6 at halftime. In retrospect, the Colts — who stung the Jets and Ravens with TDs just before the half in their two playoff victories — might have been better off giving Peyton Manning a chance to fire away in a two-minute drill.

This week's surprise: Peyton Manning throwing a game-clinching, pick-six? The Colts, despite the presence of the NFL's first four-time MVP, scored just seven points after the first quarter.

Did you notice?
Several Saints coaches entered the playing field during the chaos that followed the onside kick, as officials tried to determine who recovered the fumble near the Saints bench. Some of the coaches hovered so close to the action that they were signaling the Saints had recovered. For a league that has fined players for removing their helmets on the field and docked some for excessive celebrations and uniform violations, that referee Scott Green's crew didn't flag the Saints bench is a contradiction.

Stat of the week: In marching to a Super Bowl crown, the Saints defeated five Super Bowl-winning quarterbacks: Peyton Manning, Brett Favre and Kurt Warner during the postseason, and Tom Brady and Eli Manning in the regular season.

(lu sur USA Today)

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MIAMI -- Dear Roger Goodell and DeMaurice Smith:



If you guys screw this up, we're going to make you tongue-clean the French Quarter streets after the New Orleans Saints' victory parade. Police horses included.

We're going to have you explain to each person inside and outside of Sun Life Stadium on Sunday evening why the Super Bowl might go away in 2012.

We're going to demand your resignations if you deprive us of this league, these Super Bowls and these kinds of moments. Can you imagine had a labor lockout cost us the football miracle known as the 2009 Saints?

Don't do it, fellas. Don't shut down the NFL because your greed glands became enlarged. If it's not broke -- and we know the owners' wallets are anything but broke -- don't fix it.

NFL commissioner Goodell and NFL Players Association executive director Smith saw what everyone saw Sunday night: a game, a Saints team and a history lesson to remember.

This was the Saints' first championship. It was their first anything involving the Lombardi Trophy.

Wait, that's not completely true. Less than four hours before kickoff, the Saints' Tracy Porter was sitting in a chair as his personal barber turned the cornerback's scalp into a work of art. He shaved out a Lombardi Trophy, the Superdome and SB 44 on Porter's head. A hair road ran from the Superdome to the trophy.

The whole thing cost Porter $40 "and a nice tip.'' So what if he missed the first team bus to the stadium. He was there in time to jump a Peyton Manning pass to Reggie Wayne, return it 74 yards for the game-clinching touchdown and instantly increase alcohol consumption in The Quarter tenfold.

"I have to say this team means more to the people of Louisiana than any team in the NFL,'' said Porter. "No one is behind this team as much as the people of New Orleans. They're just as much a part of this victory as we are.''

Hear that, Goodell and Smith? Your ridiculous posturing over revenue sharing threatens the very thing that helped sustain the city of New Orleans after Hurricane Katrina.

The Saints are partly responsible for New Orleans recovering its heart, its soul and its confidence. What Katrina took away, the Saints gave back.

"What can I say?'' said Saints quarterback Drew Brees, the Super Bowl MVP. "We played for so much more than just ourselves. We played for our city. We played for the entire Gulf Coast region. We played for the entire Who Dat Nation who was behind us every step of the way.''

Silly as it might sound, football matters to people. Matters more than it should sometimes. Other times -- such as it does in New Orleans -- it matters just the right amount. It revives. It puts a smiley face on a community. It makes believers out of doubters.

"Absolutely,'' said Brees. "Are you kidding me? I mean, four years ago, whoever thought this would be happening? … We just all looked at one another and said, 'We're going to rebuild together. We're going to lean on each other.'''

Brees was talking about the Saints, but he could have been talking about New Orleans, too.

Goodell, this is what your NFL owners need to understand.

Smith, this is what your player constituency needs to comprehend.

Had there been a lockout this season, the Saints' season would have never existed. Their 31-17 Super Bowl upset would have never happened.

Think about it.

No Brees completing a Super Bowl-tying 32 pass attempts for 288 yards and two touchdowns. No poignant postgame moment of Brees holding his young son as the celebration unfolded.

No Jeremy Shockey TD moment. An injured (and soon-to-be ex-)New York Giant in 2007. A Super Bowl touchdown reception for the Saints in 2010.

No game-changing onside kick (and recovery) by the Saints to start the second half. So well-conceived was the play, that Thomas Morstead made sure that his last warm-up kick during halftime was a boomer toward the end zone. He wanted to lull the Colts into thinking an onside play was an impossibility.

No Sean Payton calling for the stunning onsider. No Payton going for it -- and missing -- on a fourth-and-goal at the Colts' 1 late in the first half.

No Porter interception return.

No Colts defensive end Dwight Freeney playing on one ankle.

No Colts running back Joseph Addai nearly breaking Saints safety Darren Sharper's ankle on a fake.

No Manning saying, "It's the Super Bowl. You never know how it's going to turn out.''

No Gregg Williams-conceived defense proving Manning right.

No upset.

No Colts center Jeff Saturday gracious in defeat. "Those guys played fantastic,'' said Saturday. "They deserved to be world champions.''

No Saints come marching home.

Think long and hard about what you do next, Goodell and Smith. What was here today -- a Super Bowl that meant something -- could be gone tomorrow.

Over money.

You want that to be your legacies?

Sincerely,

The non-millionaires and non-billionaires

(lu on ESPN.com)

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MIAMI -- New Orleans Saints quarterback Drew Brees won his first championship because of the things he didn't do in Super Bowl XLIV.


He didn't try to force passes into tight coverage in his team's 31-17 win over Indianapolis. He didn't make the kind of game-altering mistake that ultimately doomed Colts quarterback Peyton Manning. Brees also didn't allow frustration to enter his mind when his offense was settling for field goals instead of touchdowns.

In the end, people will praise the numbers that led to Brees' being named Most Valuable Player of this contest (32-of-39 passing for 288 yards and two touchdowns). What many will underestimate, however, is how carefully Brees conducted the Saints' offense.

He built most of those statistics on short passes. Meanwhile, the big plays that had been a New Orleans trademark were as hard to find as a Saints fan who had never uttered the words "Who Dat?"

This was the beauty of Brees on Sunday. The popular notion was that this game would've been a shootout, especially given the potent passing attacks of the teams involved. Instead, Brees led his team to victory with an approach that was more dink-and-dunk than downfield artistry.

"The first thing we cared about coming into this game was taking care of the football," said Brees, whose efforts helped the Saints secure their first championship in team history. "And the second thing was to be patient. We did both those things and they resulted in a win."

This wasn't the first time Brees had to slow down his offense to achieve optimal results. He played a similar style in the Saints' NFC Championship Game win over Minnesota and his approach was just as noteworthy then. This is a man who led the NFL in passing and guided an offense that averaged a league-high 31.9 points a game. Common sense says he had to be getting a little trigger-happy at some point.

Instead, Brees kept making the plays that kept his team's possessions alive. He'd find rangy wide receiver Marques Colston on crossing patterns and curl routes. He checked the ball down to his running backs when deeper options didn't materialize. And when it came time to execute one of the many screen plays the Saints ran, Brees held on to the ball just long enough to let his receivers maximize their opportunities when the ball finally got in their hands.

The Colts' defense eventually felt the sting of those subtle blows over time.

"It was a combination of our pass rush and coverage [not doing the job]," said Colts safety Melvin Bullitt when asked about Brees' efficiency. "We normally don't have those problems, and I don't know what it was today. A lot of what he got were dump-off passes, but he did a good job. He knew we would be keying on the deep pass so he took the short passes more often."

"I thought Drew was magnificent," said Saints head coach Sean Payton. "We knew he would have to play well, and he handled a lot of our offense at the line of scrimmage. I thought he was fantastic and he's been that way all year."

Though the Saints had only two offensive touchdowns -- Brees was responsible for both -- the quarterback manufactured the kind of possessions that kept the Saints confident and focused. When New Orleans trailed 10-0 after the first quarter, it was Brees who led his team within range for a 46-yard Garrett Hartley field goal.

Brees' leadership was equally important after the Saints opened the second half with an onside kick. After recovering the ball, New Orleans later scored on a 16-yard screen pass to running back Pierre Thomas. By the time Brees hit tight end Jeremy Shockey for a 2-yard touchdown pass -- along with Lance Moore on the subsequent two-point conversion -- the Saints led 24-17 and the scent of an upset lingered in the air.

Then all hell broke loose when New Orleans cornerback Tracy Porter intercepted Manning and returned it 74 yards for a touchdown. That play didn't just clinch the game for the Saints. It also was a valuable reminder of how Brees had helped put the Colts in a position to press.

Every New Orleans fan in the country had to be celebrating at that point. Brees had spent most of the past four years talking about how much the Saints had been playing for a fan base still dealing with the aftermath of Hurricane Katrina. Now he had the chance to talk about giving those people a heartfelt gift.

"Four years ago, who would've thought that we'd be here?" said Brees in reference to his signing with the team in 2006, a couple months after Payton had taken the job. "Eighty-five percent of the city was underwater. People had been evacuated to other parts of the country. But the organization and the city decided to rebuild together and that's what we did. Today was the culmination of all that work."

Actually, it also was something else: validation of Brees' impact on this franchise. After producing gaudy numbers over the past four years, Brees helped deliver a title that will only enhance his legacy. He easily could've tried to win a championship by imposing his will on the Colts' defense. Instead, he did what all great quarterbacks do: He let his leadership be the deciding factor in the biggest game of his life.

(lu on ESPN.com)

lundi 1 février 2010

NFL: Le All Star Game tourne à l'avantage des Americans

Offenses light up soggy Pro Bowl scoreboard as AFC comes out on top.

NFC 34, AFC 41

............1.......2.......3.......4.......Final
NFC.....10.......7......14......3..........34
AFC.....14.......3......17......7..........41



Team Stat Comparison

1st Downs2226
Passing 1st downs
1819
Rushing 1st downs
36
1st downs from Penalties
11
3rd down efficiency
5-124-11
4th down efficiency
1-23-4
Total Plays6267
Total Yards470517
Passing417418
Comp-Att
31-4827-43
Yards per pass
8.79.7
Rushing5399
Rushing Attempts
1122
Yards per rush
4.84.5
Red Zone (Made-Att)2-32-6
Penalties1-121-13
Turnovers21
Fumbles lost
00
Interceptions thrown
21
Defensive / Special Teams TDs00
Possession29:0230:58


MIAMI -- In its new role as a warmup to the Super Bowl, the Pro Bowl became a series of wind sprints. Long gains were the rule and hard hitting was the exception as the AFC beat the NFC 41-34 on Sunday night.

Here's a scary thought: Darrelle Revis and Nnamdi Asomugha on the same team. The star corners have talked about making it a reality in the future, Tim Graham writes in his AFC Pro Bowl notes.

Light showers fell for much of the game, stirring memories of a rainy Super Bowl in Miami three years ago. But uniforms remained mostly spotless, with more pushing and shoving than tackling.

"It's different. It was like 7 on 7," NFC linebacker Brian Orakpo said. "Everybody came out here trying not to get hurt and give the fans a good show"

Matt Schaub of the Houston Texans threw for 189 yards and two AFC scores, and was chosen the most valuable player.

"It's a game you watch growing up as a kid and wonder if you could ever be in," Schaub said. "To actually be a part of it is incredible."

Aaron Rodgers also threw two touchdown passes, and NFC teammate DeSean Jackson had two scoring catches.

From the standpoint of ticket sales, this year's new venue and slot on the league calendar was a success. The crowd of 70,697 was the largest for a Pro Bowl since 1959 in Los Angeles.

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Fast Facts

• The NFC lost for the second time in the last five Pro Bowls.

• 34 players chosen for the Pro Bowl missed the game due to either injury or because they are scheduled to be in the Super Bowl.

• Matt Schaub threw two TDs in the first five minutes and was given the MVP award.

• Attendance for the game was 70,697, the second-largest crowd in Pro Bowl history (1959 Pro Bowl, 72,250).

-- ESPN Stats & Information

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Spectators included Peyton Manning, Drew Brees and other Pro Bowl players from the Super Bowl teams. Manning and the Indianapolis Colts will face Brees and the New Orleans Saints on the same field next Sunday in the biggest game of the season.

The NFL sought to transform the Pro Bowl into a bigger game by playing it before the Super Bowl for the first time. In a one-year experiment, the league also moved the game from Honolulu, its home since 1980.

The stadium was half empty by the third quarter, perhaps partly because of the rain and temperatures in the 60s. It was sunny and 82 in Honolulu at game time.

Did the weather dampen the players' enthusiasm for Miami?

"It's beautiful. It's paradise," NFC receiver Steve Smith said. "Too bad it's not Hawaii."

Eager to host more big events, the Dolphins have proposed adding a roof that would cover fans as part of stadium improvements that could cost $250 million or more. NFL commissioner Roger Goodell says the upgrades are needed if South Florida is to remain competitive in bidding for future Super Bowls.

Nearly 40 percent of the players originally selected for the game didn't play. One of the AFC replacements, David Garrard, threw for 183 yards, including a 48-yard touchdown to Vincent Jackson.

"It's so awesome," Garrard said. "One of my goals coming into the game was to just be relevant and show all the people who said, `What is he doing in there? The Pro Bowl has dropped off a few pegs,' that I do belong."

Vincent Jackson made seven catches for 122 yards. Chad Ochocinco had a 40-yard reception but didn't do any kicking after practicing placements and punts for the AFC during the week.

"That's OK. It was fun anyway," Ochocinco said.

DeSean Jackson scored on a 7-yard pass from Rodgers and a 58-yard pass from Donovan McNabb, his regular quarterback with the Eagles.

"I'm just out here having a great time," Jackson said. "And at the same time I'm trying to put out a little effort."

There were plenty of other big plays. Josh Cribbs caught a punt at the goal line and returned it 65 yards. A penalty negated LaMarr Woodley's 64-interception return for a touchdown.

"I slowed up to get a little camera time," Woodley said.

The AFC totaled 517 yards and the NFC 470. Both teams threw for more than 400 yards.

Redskins linebacker London Fletcher, a 12-year veteran playing in his first Pro Bowl, found the AFC's offensive approach exhausting.



Air/Ground Leaders
NFC Passing

C/ATTYDSTDINT
Rodgers15/1919720
Romo13/1815401
AFC Passing

C/ATTYDSTDINT
Schaub13/1718920
Garrard8/1418310
NFC Rushing

CARYDSTDLG
McNabb426011
Peterson317012
AFC Rushing

CARYDSTDLG
Rice742023
Jones-Drew530112
NFC Receiving

RECYDSTDLG
Jackson6101258
White884035
AFC Receiving

RECYDSTDLG
Jackson7122148
Ochocinco480040
NFC Fumbles

FUMLOSTREC
Team000
AFC Fumbles

FUMLOSTREC
Bailey100
Schaub100

Scoring Summary
FIRST QUARTERNFCAFC
TD11:53Andre Johnson 33 Yd Pass From Matt Schaub (Dan Carpenter Kick) 07
FG09:29David Akers 47 Yd 37
TD06:59Brandon Marshall 23 Yd Pass From Matt Schaub (Dan Carpenter Kick) 314
TD03:27Steve Smith 48 Yd Pass From Aaron Rodgers (David Akers Kick) 1014
SECOND QUARTERNFCAFC
TD11:23DeSean Jackson 7 Yd Pass From Aaron Rodgers (David Akers Kick) 1714
FG05:26Dan Carpenter 30 Yd 1717
THIRD QUARTERNFCAFC
TD14:10DeSean Jackson 58 Yd Pass From Donovan McNabb (David Akers Kick) 2417
TD13:19Vincent Jackson 48 Yd Pass From David Garrard (Dan Carpenter Kick) 2424
TD11:21Maurice Jones-Drew 4 Yd Run (Dan Carpenter Kick) 2431
FG05:09Dan Carpenter 26 Yd 2434
TD01:22DeAngelo Williams 7 Yd Run (David Akers Kick) 3134
FOURTH QUARTERNFCAFC
FG11:43David Akers 39 Yd 3434
TD05:59Chris Johnson 2 Yd Run (Dan Carpenter Kick) 3441

"They came out with a bunch of screens and had us running around," Fletcher said.

But there were no complaints from Fletcher's teammate on defense, first-time Pro Bowler Justin Smith of the 49ers.

"The pace is nice," Smith said. "You don't have to worry about working too hard."

The game will return to Honolulu in 2011 and 2012, but the league hasn't decided whether to hold those games before or after the Super Bowl. The Pro Bowl site for 2013 and beyond hasn't been determined.

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It's by one of the smallest of margins (41-34) that the Americans win this very tight gala game just a week before the well-anticipated Super Bowl XLIV. The Colts and Saints arrive in Miami on Monday, when the hype for the Super Bowl will kick into high gear.

Eager to do our part, we locked NFC South blogger Pat Yasinskas, who analyzes the Saints for ESPN.com, and AFC South blogger Paul Kuharsky, who tracks the Colts, in a room and asked them to talk through several of the top issues.

We’re sure to revisit many of them in the week to come, so consider this a tasty platter or appetizers. Tuck a napkin in your collar and dive in.

How much of a factor is it that the Colts have a recent Super Bowl championship on their resume, while this is the first Super Bowl appearance in a not-so-glorious franchise history for the Saints?

Pat Yasinskas: I’m not going to even try to bluff my way through this one or downplay this aspect. This is a huge factor and the Saints are clearly at a disadvantage here. By my count, they’ve only got four players who have even appeared in a Super Bowl (with other teams, of course). That’s safety Darren Sharper, cornerback Randall Gay, fullback Kyle Eckel and long-snapper Jason Kyle. Gay is the only one of those guys with a Super Bowl ring.

If you really want to pad the list, I suppose we could throw in tight ends Jeremy Shockey and David Thomas, who were on the injured-reserve list when their teams went to Super Bowls, and fullback Heath Evans, who went to a Super Bowl with New England. But Evans won’t play in this one because he’s on injured reserve. That’s it. Not a long list of guys who have been there and done that.

The Saints haven’t been here before, but they have to act as if they have. They’ve got strong veteran leadership in players such as Sharper, Drew Brees and Jonathan Vilma. They’ll have to follow their lead. Just as important, the coaching staff has to set the tone that the Saints shouldn’t stroll into Miami with their eyes wide open. They need all eyes focused only on winning the game.

Paul Kuharsky: I’m not expecting the Saints to be overwhelmed or unfocused by the hype or events of Super Bowl week. They were smart to get their game plan drawn up and installed during the week after winning their conference, same as the Colts did.

It’s Super Bowl Sunday itself that can prove to be the big difference. It’s great to have people tell you about the unnatural start time, the long delay between warm-ups and pregame festivities and the extended halftime to make room for The Who. It’s another thing to go through it yourself. Edge: Colts. Not only have they done it, they’ve done it in this very venue.

I also think the adrenaline that shoots through guys when kickoff finally arrives can make it hard for them to settle down. Indianapolis will be better prepared for that, and if the Colts settle down more quickly than the Saints, New Orleans has to hope by the time its feet hit the ground it’s not facing a two-score deficit.

Understandably, the first thing people talk about with these two teams is the passing game. But both the Colts and the Saints can run the ball a little bit. Which team has the better running game?

[+] EnlargeSaints Running backs
Scott Cunningham/Getty Images Mike Bell, left, Reggie Bush and Pierre Thomas are part of a running game that balanced New Orleans' offense.
PY: I’m going with the Saints. People tend to overlook their running game, but it’s a big reason why they’re in the Super Bowl. One of the best things Sean Payton did in the offseason was realize his running game was inconsistent and just plain bad last year. He made a conscious commitment to make the running game better this year and the most impressive thing might be that he and general manager Mickey Loomis were able to avoid the temptation to go out and sign Edgerrin James or draft Beanie Wells.

They realized they already had some good backs in the building with Pierre Thomas, Reggie Bush and Mike Bell and they added Lynell Hamilton for a bit of depth. They had a good offensive line already in place, and Payton altered his play calling to have a more balanced offense that allowed the Saints to protect leads and run out the clock.

New Orleans doesn’t have one dominant back. Thomas can do a bit of everything, Bush provides speed and a receiver out of the backfield and Bell and Hamilton give the Saints some power. This makes for a very solid combination.

PK: I like the Saints' running game better as well, but as we’ve discussed thoroughly in the AFC South blog this season, the Colts aren’t looking for conventional production in this department. They need their runners to pick up blitzes, put together some efficient runs, work well in play-action, and not put the team in bad spots with runs for losses. The home run plays are far more likely to come out of the passing game.

It’s important to note that the Colts, the NFL’s lowest-rated running team in the regular season, just out-rushed the Jets, the league’s top ground game, in the AFC title game. Indy has survived a lot of quality running backs too, including the Titans' explosive 2,000-yard runner Chris Johnson. While he torched the rest of the league, averaging 5.8 yards a carry, he managed 4.1 and 147 total rushing yards against the Colts in two Tennessee losses.

The Colts may give up some yards, but overall they are more than capable of containing Thomas, Bush, Bell and Hamilton well enough to win.

The quarterbacks are obviously the marquee names in this game and they will be dissected all week.

PK: I have a great deal of appreciation for Drew Brees, but even if he wins this game, we’re not going to be calling him Peyton Manning’s equal. Both quarterbacks are excellent leaders. Both are supremely accurate. Both have a quality stable of weapons.

But things begin to stray from there. Manning has four MVPs, including this season’s, and he won it over Brees, who finished second. Manning has a lot more big-game experience and a title on his resume. And while he wasn’t always at his best on the playoff stage, he’s playing at a level right now where a lot of people feel, reasonably it seems, that he may just be unstoppable.

In the AFC Championship Game, against the Jets and the NFL’s top-rated defense, he needed some time to figure out what New York was trying to do. Once he did, he shredded the Jets with 377 yards and three touchdowns. His in-game adjustments, with help from coordinator Tom Moore, are unparalleled. And like a lot of defensive coaches before him, Gregg Williams is talking about sending people at Manning and hitting him. These days, it very rarely works out the way against Manning and the Colts, as it did against Brett Favre and the Vikings.

PY: Paul, let me start by saying I respect the heck out of Manning and all he has achieved. He is a first-ballot Hall of Famer and, quite possibly, the best quarterback ever. And I’ll gladly agree that he probably is playing at his highest level ever right now.

That said, why can’t we call Brees his equal if the Saints win this game? Seriously, I believe the only thing really separating Brees and Manning right now is a Super Bowl ring. Look at Brees’ numbers the past few years. He’s right there with Manning. I honestly remember watching him in training camp last year and thinking, “This guy is the closest thing to Peyton Manning I’ve ever seen’’ and Brees has only continued to improve since then. He has carried a franchise on his shoulders and that franchise is the New Orleans Saints -- enough said about that.

As for the MVPs, that’s a wonderful thing. But I think some of that is overrated and the Manning name carries a lot of weight in elections. I’m not trying to tear down Manning at all. But I think you have to at least let Brees in the same sentence if he can win this game. I’ll offer a compromise here. If the Saints win this game, can we at least say the two best quarterbacks in the league are from teams in the South?

PK: Well, beyond four MVPs to none, if the Colts win Manning will be up two Super Bowls to none, and while he’s only three NFL seasons ahead of Brees he has led his team to the postseason 10 times to Brees’ three. Lots of cushion there in my eyes. But I’ll go with you on the South divisions ranking one and two if Brees gets his hands on that Lombardi Trophy.

We talked quarterbacks, of course we have to talk pass rushes. How much will the guys chasing Manning and Brees influence this game?

PRESSURE PERCENTAGES

A comparison of the pass rushes both teams employed this postseason.
Rushers Saints Colts
Standard 4-man 58.5 66.7
5+ with LB 24.4 25.8
Blitzing DB 17.1 7.6
PK: For a long time the Colts' defense was at its best when the offense got a lead and made the opponent one-dimensional. That did a lot to get the run game out of the mix against a defense keyed around speed, not size, and put Dwight Freeney and Robert Mathis in those maximal pass-rushing situations.

It doesn’t have to be that way now. This version of the Colts is still fast, but the defense is a bit bigger with Antonio Johnson and Daniel Muir manning the middle of the line. It has a second big-hitting linebacker in Clint Session to go with Gary Brackett and boasts defensive backs who can come up and hit as well as run and cover.

Jon Stinchcomb (against Mathis) and Jermon Bushrod (against Freeney) will be dealing with some serious speed. If Freeney's ankle injury holds him out or limits him, that will hurt. Raheem Brock is a quality third end, but he won't necessarily prompt the Saints to help Bushrod with a tight end or back, so the vaunted Saints passing attack may not have to sacrifice a weapon in protection. If the Colts bring a fifth rusher to help, as they have much more often in Larry Coyer’s first season as their defensive coordinator, the timing up front can get all out of whack no matter who's at end.

If either defense can prompt some happy feet, it could be an edge.

PY: Absolutely. The pass rush is going to be a deciding factor in this game for both teams. No doubt Indianapolis has a great pass rush and that’s a challenge for the entire New Orleans offense, particularly Bushrod. He is a backup who has been forced to play all season because of an injury to Jammal Brown.

Bushrod has his limitations. But he has held up all right against players such as Julius Peppers and John Abraham. DeMarcus Ware has been the only guy to really tear him apart. Admittedly, a lot of that has to do with the rest of this offense more than it does with Bushrod’s skills. The Saints account for him on every play and they’ve been able to cover him because the rest of their offensive line is so good. They’ve given him help from tight ends, fullbacks and running backs and the offense is designed so that Brees rarely takes deep drops and he gets rid of the ball very quickly. Plus, it’s tough to fluster Brees.

Sure, it’s tough to fluster Manning too, but that’s not going to stop the Saints from trying, and their pass rush is better than a lot of people think. Defensive end Will Smith is one of the most underrated players in this game and Bobby McCray’s a pretty good pass-rusher too. With Sedrick Ellis and Anthony Hargrove, the Saints are capable of getting a push in the middle and Gregg Williams is not afraid to bring the blitz -- although I don’t see him doing it a lot in this game. The Saints beat up Favre and Kurt Warner in their two playoff games. I know Manning is seen as sacred by a lot of people, but I don’t think Williams and the New Orleans defense view him that way.

PK: However it unfolds, I root for a classic. We should have good seats, I want the good storylines too.

PY: I’m with you my friend. Nothing better than the Super Bowl -- good football, good weather and good entertainment. Remember how great Bruce Springsteen’s show was at halftime last year? Oh, that’s right, you didn’t make it. Hope The Who helps make up for that.

PK: Could be another tricky day for you and the team you’re following. But it’ll be fun to join together to see how it unfolds.


(lu from ESPN)