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jeudi 18 février 2010

CL 2010: Le Bayern dans la confusion

Favori de sa confrontation face à la Fiorentina, le Bayern a souffert pour l'emporter mercredi soir en huitième de finale aller (2-1). Un résultat contre lequel peuvent enrager les Florentins dont le sentiment de s'être fait flouer peut paraître légitime.

Les Allemands, qui se sont heurtés à une équipe italienne à la peine en Serie A mais bien en place mercredi soir à Munich, ont fait la différence en fin de chaque période. Alors que l'on file vers la pause, Ribéry, de nouveau titulaire, obtient un penalty pour une obstruction de Kroldrup. Une sentence que Robben se fait un plaisir de transformer (45e+3). Au retour des vestiaires, Kroldrup se fait pardonner en égalisant du droit à bout portant devant Butt (50e).

Si le Bayern décroche finalement une 13e victoire de rang, toutes compétitions confondues, il le doit à une erreur de M.Ovrebo, le même arbitre qui avait déjà suscité la polémique la saison dernière lors de la demi-finale retour Chelsea-Barcelone (voir lien ci-dessous). Alors que la Fiorentina évolue à dix depuis la 73e minute (Gobbi exclu pour un coup de couse sur Robben), Klose inscrit de la tête un but entaché d'un hors jeu très net, Olic le servant de la tête alors que l'attaquant allemand se trouve entre le gardien et le dernier défenseur florentin (89e). La Viola s'incline mais garde ses chances de qualification intactes. Le match retour le 9 mars sera très chaud.

(Lu sur France Football)

CL 2010: Arsenal peut s'en mordre les doigts

Battu 2-1 à Porto sur deux buts gag, Arsenal, malgré une équipe décimée par les blessures (Gallas, Almunia, van Persie, Archavine, Eduardo), peut regretter de ne pas avoir mieux gérer son match. Il lui faudra désormais batailler au retour à l'Emirates Stadium pour arracher son 3e quart de finale de la Ligue des champions d'affilée.

Pour son premier match de C1 depuis 2006, son 2e depuis son retour à Arsenal cet hiver, Sol Campbell pensait pourtant enfiler le costume du héros, après son but égalisateur de la tête à la 19e minute (sur une superbe remise de Rosicky).
Porto peut dire merci à la défense des Gunners

Mais il était écrit que cette équipe d'Arsenal, fortement remaniée, manquerait d'automatismes pour empêcher Porto, 3e neuf points derrière Benfica dans son Championnat, de se rattraper en Ligue des champions. Il faut dire que les Porugais ont été bien aidés par la défense des Gunners : d'abord par Fabianski, remplaçant d'Almunia (touché aux doigt), coupable d'avoir mal jugé un centre de la droite de Varela et de se l'être rentré tout seul dans son but (11e). Puis sur une action incroyable peu après la reprise : une passe en retrait de Campbell que ce même Fabianski a eu la maladresse de bloquer, avant que Ruben Micael ne joue très vite le coup franc pour Falcao qui n'a pas tremblé, seul à bout portant (51e).

Si le comportement de l'arbitre Martin Hansson, qui a très vite donné le ballon aux joueurs de Porto avant que les Gunners ne se replacent, a mis Arsène Wenger dans tous ses états, le technicien français sait bien, après coup, que son équipe manquait d'assurance et de réalisme dans les dernières minutes pour espérer mieux. Dans quinze jours, il faudra au moins ça à l'Emirates Stadium pour empêcher Porto et son brillant tandem d'attaquants Hulk-Falcao de s'offrir un 2e quart de finale de Ligue des champions consécutif.

(Lu sur France Football)

mercredi 17 février 2010

CL 2010: Héroïques Lyonnais

Auteurs d'un match sensationnel, les Lyonnais ont remporté (1-0) le premier round face au Real Madrid en huitième de finale de la Ligue des champions. Mais, problème, il y a encore un match retour à disputer.

«Ce sera un grand match», avait prévenu Zinedine Zidane. Le conseiller du président Perez au Real Madrid n'a pas eu tort. Sauf que ce sont les Lyonnais qui ont enflammé ce huitième de finale de Ligue des champions. Ce mercredi soir, à Gerland, les hommes de Claude Puel furent héroïques face aux stars espagnoles. Parfaitement organisés en 4-1-4-1, ils bousculèrent alors constamment les Madrilènes, bien trop dépendants des coups de rein d'un certain Cristiano Ronaldo, finalement bien cerné par les excellents Réveillère, Cissokho ou Cris.Si les défenseurs firent le boulot, les joueurs offensifs aussi. A l'image de Cesar Delgado, énorme ce soir, qui fut dans tous les bons coups. C'est même lui qui réveilla le public à la fin de la première période en trouvant le poteau sur une reprise de volée monumentale (41e). A la pause, les Lyonnais regagnèrent les vestiaires sous les applaudissements mérités de Gerland. Mais le meilleur était encore à venir. Et pas besoin d'attendre bien longtemps.
Seulement deux minutes après le retour des vestiaires, Jean II Makoun libéra les siens. Récupérant le ballon au milieu de terrain, le Camerounais accéléra et déclencha sa frappe des 25 mètres qui trouva la lucarne droite de Casillas (1-0, 47e). La folie gagna logiquement les travées de l'enceinte lyonnaise. Déjà pas au point avant l'ouverture du score, les Madrilènes disparurent complètement par la suite. L'entrée en jeu de Karim Benzema, salué comme il faut, ne changea strictement rien. Les Lyonnais continuèrent leur récital et ne furent quasiment jamais inquiétés. Logiquement, ils s'imposèrent (1-0). Mais interdit de s'enflammer. Tout n'est pas encore gagné. Si la première partie du contrat est rempli pour l'OL, il serait dangereux de penser dès maintenant à la qualification. Car Lyon devra encore jouer 90 minutes à Santiago Bernabeu. Un stade où les Espagnols ont toujours marqué au moins un but cette saison...

(Tanguy Le Seviller pour France Football)

CL 2010: Un Rooney à la milanaise

Pour la première fois de son histoire, Manchester United s'est imposé sur la pelouse de l'AC Milan en 8es de finale (3-2). Une victoire que les Mancuniens doivent surtout à leur buteur, Rooney, auteur d'un doublé de la tête. Ronaldinho, même impérial, n'aura quant à lui pas suffit.

On a beau dire, les Brésiliens sont géniaux. Samba dans le sang, ils ont pour habitude de réchauffer les coeurs et les ardeurs. Une culture vous diront-ils. Ronaldinho Gaucho Assis de Moreira n'échappe pas à cette règle. D'un San Siro plein a craqué, le Brésilien en a tout simplement fait sa piste de danse. Du moins pour un temps. Coup du sombrero, talonnade sambiste, crochet musical, l'ancien Parisien a offert aux quelques 83 0000 spectateurs un véritable one-man show à la brésilienne. Une leçon de salsa pas vraiment au goût des Mancuniens, loin d'être venus jouer les touristes ébahis en terre milanaise. Et pourtant. C'est stupéfaits que les hommes de Ferguson assistent, stoïques, au show Ronaldinho. Pas le temps de fermer la bouche que le Brésilien fait déjà mouche (3e, 1-0). Une reprise de volée contrée et le match est lancé (3e, 1-0). Les minutes passent sans que Manchester n'inquiète une seule seconde Dida. Alors pour redonner un peu de piment à une rencontre à sens unique, mais aux occasions milanaises gâchées, il fallait bien un coup du sort. Danseur improvisé, Scholes s'est essayé à son tour à la samba. Pas vraiment esthétique, c'est le moins que l'on puisse dire, mais terriblement efficace sur sa reprise de volée du...protège-tibia (36e, 1-1).Le Ronnie bouillant prend subitement la douche froide. Intouchable jusqu'à présent, le Brésilien, non retenu en sélection par Dunga, baisse nettement de régime, à l'image de son équipe. Proche de la rupture devant la star anglaise Rooney, auteur de 21 buts en 25 matches de Premier League, le Milan s'en remet alors aux coups de pied arrêtés de Pirlo (53e) et de l'ancien Mancunien Beckham (58e) pour faire bonne figure. Sans grand succès. A la recherche de son premier but en C1, Rooney ne tarde pas à exaucer son voeux. Peu après l'entrée en jeu de Valencia, l'attaquant anglais profite d'un centre parfait de l'Equatorien pour placer une tête croisée de toute beauté (66e, 1-2). Manchester United tient là sa revanche de la demi-finale 2007, remportée par les Rossoneri. Et ce n'est pas fini. Le meilleur buteur anglais punit dans la foulée les Italiens d'une nouvelle tête (74e, 1-3). Son premier doublé sur la scène européenne. La première victoire de l'histoire de Manchester United sur la pelouse de l'AC Milan, malgré la réduction du score de Seedorf d'une prodigieuse madjer (85e, 2-3) et l'expulsion de Carrick (90e+1). Pour espérer se qualifier, les Rossoneri devront s'imposer 2-0 à Old Trafford lors du 8e de finale retour, le 10 mars prochain.

(Lu sur France Football)

mardi 16 février 2010

100e match pour Casillas

Ce soir contre Lyon, en huitième de finale aller de la Ligue des champions, Iker Casillas disputera son 100e match dans la compétition. Il deviendra ainsi le 13e joueur de l'histoire à atteindre cette barre symbolique. Comme le rappelle France Football dans son édition de mardi, le gardien du Real Madrid a débuté en C1 le 15 septembre 1999 au Pirée contre l'Olympiakos (3-3). Le portier espagnol a eu souvent à s'employer puisque seulement 27 de ses 99 matches se sont conclus sans encaisser de but.

1. Raul (Espagne), 129 matches
2. Roberto Carlos (Brésil), 120
3. Ryan Giggs (Galles), 116
4. Paul Scholes (Angleterre), 112
5. Paolo Maldini (Italie), 109
6. Thierry Henry (France), 108
7. Gary Neville (Angleterre), 107
Clarence Seedorf (Pays-Bas), 107
9. Oliver Kahn (Allemagne), 103
David Beckham (Angleterre), 103
Luis Figo (Portugal), 103
12. Andreï Chevtchenko (Ukraine),100
14. Iker Casillas (Espagne), 99.

* Ces statistiques ne prennent en compte que les matches à partir des phases de groupes, et cela depuis la création officielle de la compétition, en 1992.